LA VACHE A. LAIT
— O Patrie! comme ils t’aiment ces patriotes bourgeois!
Les Affameurs
La qucstîoi} sociale vient d’être posée en sa rigide cruauté |«ir les patrons verriers du Nord. Au cours d'une réunion tenue à Valenciennes, le 7 avril dernier, ceux-ci ont pris Rengagement collectif de fermer leurs usines à tour de rôle. C'est le roulement des affaineurs qui commence.
Il parait que la production dépassait les besoins de la consommation. Nous le croyons d'autant plus volontiers que la majeure partie des consommateurs ne consomme rien du tant.
Grâce à leur système de chômage permanent les verriers du Nord ospèrént garantir leur produits d'un avilissement probable, la rareté constituant la principale valeurs,-,-, dans notre aimable société.
Désigné par le sort, M. Wagrct, d’Escaupont. éteignait ses fournaux le 12. Trois cents familles ouvrières se voient en conséquence condamnées à la famine pendant trois mois.
Lorsque leur supplice aura pris fin, d'autres familles entreront en danse devant le buffet vide ; aiusi de suite jusqu’à épuisement de la série. Je pourrais ajouter que CC martyre durera jusqu'à épuisement des martyrisablés.
Beau pays, tout de même, que le notre !
Les’travailleurs doivent contraindre leurs bras à l'inaction pour s’assurer du travail.
C'est là un principe de compréhension difficile. Mais çà n’en est pas moins un principe auquel on doit se soumettre 4P P:V le bou plqisir de ^Economie Politique, soutenue en réserve par quelques centaines de mille de baïonnettos.
Donc il y a surabondance de produits. Oit, comment, pour qui ? Un dixième de la population française ne consomme pas. Deux dixièmes consomment par intervalles irréguliers; cinq dixièmes consomment, régulièrement, au quart de leurs besoins.
Restent deux dixièmes qui s’en fourrent jusque-là et jettent leur surplus aux chiens. A la vérité ces privilégiés sont seuls admis au partage des produits, puisque seuls ils y trouvent la satisfaction intégrale de leurs appétits.
Et, atroce ironie ! eux seuls ne produisent rien.
Le ventripotent Léon Say, tous les adorateurs du Veau d’or, hommes et femmes entretenus dans la graisseuse oisiveté, trouvent cet état de choses conforme à la justice naturelle. Cochoune-do justieèl-Trouvez-vous pas ?
Qui l’a instituée? La malhonuctetô des uns, l'apathie des autres. Ceux-ci tiennent la force de leur nombre écrasant. S'ils voulaient, s'ils osaient vouloir ! une journée, une heure, une minute suffirait à rétablir la vraie justice naturelle qui attribue à chacun la part de consommation correspondant à sa part de production.
Le chômage est une hérésie abominable tant qu’il existe quelque part, un être qui manque nou seulement du necessaire, mais encore du superflu.
Quand donc les' travailleurs >sc pénétreront-ils de cette vérité sociale? 'Ce iour là, Léon Say et les autres parasites, auront beau brandir les préceptes île l’Economie Politique, préceptes et précepteurs crouleront dans la fiente où ils digéreront à leur aise leur défunte prospérité.
Ah ! camarades verriers qui vous serrez le ventre aujourd’hui, vous n’aurez plus à craindre le chômage et vous boirez à votre soif dans les verres façonnés par vous
11 y a des verres pour tout le monde. Il y a de quoi les remplir tous. Je 'ne connais point d'autre loi que celle-là.
Gèrault-Richard.
/'. .s". — Notro ami Clovis lluguos vient de publier elle/, l’éditeur A. Fayard, 73, 'boulevard Saint-Michel, doux jolis volumes do vers : les Poésies choisies et les Libres Parole». Chèque volume coûte 2,1 centimes pria on librairie, 30, centimes rendu franco diths tonte -la Franco ol les pays compris dans ITfiiou
Je n’ai pas besoin do vanter aux camarade» le grand poète socialiste. l,o suceps .eiUlionsiaatorfu’ilâ fonlanx Mmes sociidislçs du Chamburd 'répond' de celui qui utterid'lts Poésies' choisies et dus Libres Paroles. ' ,