LE TROTTIN
Voyez-moi ça, cet air de roulure précoce,
Ge regard provocant et ce pas débauché;
Ça n’a pas quatorze ans et c'est déjà séché Par le dévergondage ignoble et par la noce!
Voyez-moi ça! Son torse est à peine ébauché,
Elle a les bras fluets et les jambes d’un gosse...
Mais ses reins, grâce aux soins de quelque déhanché, Sont dès longtemps, dressés à la besogne atroce.
Nest-ce pas à gifler, ce souillon?.. Et, pourtant, Elle est irresponsable au fond, la pauvre ! étant Fille de fille, fleur dans le fumier poussée..
Et c’est de la pitié qui vient à la pensée Pour ce corps de treize ans rongé de syphilis Et qui devrait encor être pur comme un lys!
Puck.
Clique et claques!
blagues cléricales et bonapartistes, ils élisaient nn Cassagnac quelconque. Maintenant qu'ils ont assez de toutes ces saloperies ils votent pour des socialistes.
Je m'étonnerais d’être obligé d’apprendre ces choses an fils du roi des drôles, si je ne savais qn’il ment avec l’aplomb d’un arracheur de dents.
Los 'Déliais félicitent Emile Castelar, lo Judas espagnol, d’avoir abjuré la République pour se convertir à }a monarchie.
A noter que les Débats se prétendent seuls détenteurs do la vraie doctrine républicaine. A noter aussi que les mêmes Débats soutiennent avec uno farouche ardeur Carnot, Casimir-Périer, Baynal et le reste du tas.
Cela nous donne une idée du républicanisme de ces gens-là, pour qui la République u’ost pas autre chose que la bonne galette, avec des confitures dessus.
Magiiin, le directeur do la Banque cio France, s’est excusé de ne pouvoir a jsister au repas offert' par les opportunistes de la Côted Or au gros fjpuljer. Sa lottre fourmille d’hyperboles flatteuses qui ont dû chatouiller la nuque du Badois, ami du pape.
Ecoutez ce dithyrambe :
« Il n’est pas d’homme pour lequel j’aie plus d’estime et d’affeo- « lion. Il n’eu est pas de plus droit, de plus honnête, de plus « dévoue, de plus républicain. Je n’en connais pas, depuis Thiers ■ et Gambetta, qui ait rendu plus de services que lui àsonparli, « a la France, à la République. Vous faites bien de fêter sa troi- « sterne élévation au ministère. De tels hommes doivent être « hautement honorés ».
Avec ça et nue plantureuse choucroute arrosée d’une douzaine de doubles bocks, Spuller a du se gonfler comme la grenouille qui jalousait lebceuf. 1
« Spuller doit être hautomeut honoré ! » Magnin parle pour lui seul et ceux qui le valent, heureusement pour les bravos gens.
Poubelle couche à I’Hôtel-de- Ville, depuis quelques jours. Oo voisinage compromettant a failli faire sortir la Seine de son lit.
mp£ as* jKMswsss
ïŒStaSas™”*" “ w”"“ vi“ ■ >• j«u-
Les facteurs qui gagent jusqu’à dos 60 francs par mois parta- M.als i,1.3 partageraient aussi volontiers lès gros émoluments que leur directeur touche pour ronfler dans son fau-
Btles deux parties cessent ainsi d’être d’aocord.
Spuller est candidat à l’Acadéiuio. Depuis que l'Esprit nouveau l’a ramolli on le pénétrant, il brûle du désir d’étre immortel. C’est lo commencement de la fin : les poitrinaires n’ont-ils pas coutume de faire de beaux projets au moment de cracher leur dernier morceau de poumon.
Spuller sera patronné par l’évêque Perraud, par le parti des grands duos... toute la bande des hiboux quoi !
Il barbote depui liture électorale.
Ses collaborateurs du Figaro ne trouveront-ils pas, dans la jolie colleet.o.1 dont il a enrichi leur journal, une gaffe pour le rire?
'.ui m viiaussee a Antin.
is dimanche dans l’épaisse mélasse de la déoon-
Un chanoine quo la graisse étouffe, ayant vendu à des nonnes un morceau de la défroque d’un saint nommé Thomas Becket, s’est, vu aplati comme punaise par un rédacteur de la Libre Parole. Le ratichou, plein do grâce et de colère, envoya son frère, un capitaine d’artillerie, à son insulteur, M. Gaston Méry. ’
De cette façon il se sauve du péché mortel et d’une rencontre où il aurait pu laisser sa peau.
Oh ! combien prudents, ces pères de l’Eglise !
Les imbéciles qui lisent l’.l ulorilè s’imaginent, d’après les dires do l’abrutissour on chef do ce journal, quo le citoyen Thierry Gazes député socialiste du Gers, a été élu par les voix dos conservateurs!
Cassagnac avait oublié un mot : c’est des anciens conservateurs qu’il a voulu écrire. Quand les électeurs du Gers croyaient aux
ïf: i, -, 'l»e J» uman italien avait l’œil noir.
,œl1 est Wou- Ce qui nous fait penser que M. Calmettê en a tonie de vertes aux abonnes de la rue Drouot.
aii^lmriclon ? q VBn‘la,eut dimanche le parti socialisto l!,,! d-r Ber“,e’ V0IU ruCüVolr incessamment lo prix do
leur trahison, loute leur progéniture dont ils étaient si fort on peine, sera easee, élevée et nourrie aux frais de l’Etat. Pour être jusqu au bout üdeles aux traditions de lour patron Judas, il ne nn.T;? P‘uf,malnle,lallt qo’à aller se pendre dans lo champ a un potier, de Cornus par exemple. 1
nons T ^esn'ant,ffué cette terre opportuniste leur soit légère, nous souhaitons qu’ils ne nous fassent pas languir. ’
AU TEMPS DE LA COMMUNE
Souvenirs d’un vieil insurge