AVANT-PROPOS
Seuls, les bourgeois imbéciles, encroûtés de rapaee égoïsme, prennent épouvante et horreur de la manifestation du 1er Mai. Cela se conçoit, de reste.
Ce réveil,1 à. jour fixe, par-dessus les frontières et les peeans, sans distinction de races, du monde des travailleurs subjugué par eux, prophétise la destruction prochaine de teur caste et l’anéantissement des préjugés anti-hümains sur lesquels s’appuie leur fragile tyrannie.
L’épouvante de la bourgeoisie exploitante nous comble de joie et de fierté. Avec' nous se rejouissent les élus de l’Idée, les chantres de la Beauté souveraine, qui mêlent leurs voix à la profonde clameur des masses.
Camarades du Chambard , éedute/.-ffes !
Les Rimes Socialistes
— Mois de Mai, doux passant vermeil.
Qu’as-tu ^ueilli dans ta corbeille
| Où pend un feston de soleil ?
— Jâi cueilli du miel pour l’abeille.
j— Que fais-tu par les clairs midis, / Lorsque le brin d’herbe se lève Au pied des chênes reverdi*»?
s— J’écoute fermenter la sève.*
Que mets-tu dans les nids puverts,
. Quand la chanson de l’alouette ^(Raille les impuissants hivers ?
— J’y mets le rêve du poète.
j çr Es-tu l’envoyé de l’amour.
Afin que les temps où nous sommes Aient le frisson de ton retour ?
î— J'apporte la justice aux hommes!
Clovis Hugues