‹ Le chambard socialisteChapitre 259 sur 412 · LA PORTÉE UES CHOSES · texte numérisé non relu

LA PORTÉE UES CHOSES

Dans la rue passe un malingreux,. Loi tard et anémié. U s arrête devant une boulangerie. Dans une corbeille, des pains dores et tentants rient leur rire de mangeables. — Monsieur dit le pauvre au boulanger/ je vous en prie... un morceau dé pain ! — Vas le gagner, laiixéant ! — ,.Je suis faible' et malade. — Qu est-ce que ça me fout f, .

Un des pains, indigné, sauje de Ta corbeille dans le giron du pauvre. Mais le boulanger le saisit, le jette à terre et l’écrase sous sa botte, en criant : — Canaille de pain, ça t’apprendra a faire le socialiste...

Le pauvre reste là, stupide, les mâchoires tremblantes... et comme il est encombrant, le boulanger appelle un servent de ville qui l’arrête...

Les autres pains ont peur et n’oseront plus se donner en aumône.

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