SAMEDI 1U MAI 18J
BUREAUX SOCIALISTE ABONNEMENTS
123, rue Montmartre (Satirique — (Illustré — paraissant tous les (Samedis six mois »ir.
TROIS MOIS Z fr.
PARIS Rédacteur en Chef : GÉRAULT-RICHARD ÉTRANGER LE PORT EN SUS
HPAS N i-l
— Dans les conflits entre patrons et ouvriers la place du législateur est du côté de la caisse et non parmi les grévistes (la majorité opportuniste)
UTJ SANG!
Ils en avaient jusqu’aux coudes. Ils en veulent jusqu’aux lèvres ; demain, ils se tremperont tout entiers dedans.
C’est la saoûlerie du carnage. Du sang, «lu sang, encore du sang! Des tètes, toujours des têtes!
Leur infâme société porte autour du cou un collier de crânes grimaçants. Ils l’aiment ainsi parée pour la danse
Hideux bourgeois ; monstres de férocité et d'hypocrisie ! Ils masquent sous la comédie philantropique, leurs sanguinaires instincts. Tels, les pieux alcooliques du Royaumè-Üni, qui se forment en association de tempérance pour s’adonner mieux à leur vice de predileo-
Ainsi, ils mentaient au peuple, à l'humanité, lorsque voilà cinquante ou soixante ans, ils se répandaient en accents indignés contre la guillotine, le bourreau ; quand ils maudissaient la peine de mort, au nom du progrès et de la philosophie ! . . . ,,
vieux programmes républicains, vieilles melopees démocratiques, antiques déclamations humanitaires, ou êtes-vous ?
Nos pères et nous-mêmes, les tard-venus, avons encore les oreilles et le cœur bourdonnants de ces périodes enflammées, de leurs élans si généreux. Ils nous apprirent l’épouvante du meurtre commis par la société sur un meurtrier. Et ils en riaient dans leur barbe.
Nous tenons d’eux l'horreur du sang répandu a 1 aube, pour venger le sang répandu. Et nous les entendons maintenant qui veulent du sang I Noua croyions ce qu’ils nous disaient; eux, non.
Comme ils doivent nous plaindre et nous mépriser ! Pendant que nos impressions gardent à travers les années leur pureté, nos professeurs s'appliquent à les corrompre.
Ils tiennent à la guillotine ; ils chérissent le bourreau ; il leur faut leur bain de sang.
Si nous faisons mine de leur arracher une proie, tout de suite ils montrent les dents; ils nous menacent, comme les fauves. .
Exemple nécessaire ! disent-ils. Mensonge que les statistiques de la criminalité démentent partout.
Le sang des guillotinés féconde la pépinière du crime. Plus une société tue, plus elle engendre de meurtriers. , , .. ..
Ils savent cela aussi bien que nous, les laits quotidiens le leur répètent à satiété. Quand même, ils veulent du sang, des tètes, des débauches de cruauté.
A mesure que leur sénilité s’aggrave, leurs mauvais instincts redoublent de violence, no laissant aucune place aux sentiments Ms; notre race. Chaque jour les rapproche davantage des animaux immondes. ,
Bientôt il ne restera plus trace d’eux parmi nous. ce jour là, l'humanité qu’ils célébraient jadis, entonnera un hosannah de délivrance. , .
Guillotinez donc, bourreaux ! Tout le sang verse finira bien par vous submerger.
GÉRAULT-RICHARD
SOUSCRIPTION PUBLIQUE Pour le Numérotage complémentaire de la Chambre
Un électeur do Rouzaud, avec tous ses regrets d'avoir mis un serin dans un aquarium O fr. 07 e.
Le coi Heur de Goirand, prix d'un repassage de rasoir: j'on serai quitte pour écorcher un pou la hure do mon client . 0 fr. 15 e.
Pour la lôlo d'Aynard. un sou de persil '* fr. (15 c.
Un huissier do la préfecture qui" voit tous lus jours lu lune de Dupuy à un mètre. O fr. fO c.
0 fr. 37 o.
Quel resuccès I ,
X. D. L. K.— Devant les protestations d'une multitude compacte «lu lecleurs, jo crois urgent do clôro ln souscription. Ou m'assure, un effet, que la lecture du Chambord devient scabreuse dans loi familles depuis que l’établissement indécent du bout du pi «lu pont occupe line place d'honneur dans nos colonnes. Nous renvoyons donc ceux qui voudraient continuer la plaisanterie aux colonnes Rainlnileau, le Parlement soumis à Raynal et U Dubost y fera excellente ligure entre les annonces du docteur Malaimé et colles do M. Copnliu.