‹ Le chambard socialisteChapitre 306 sur 412 · DES PERLES · texte numérisé non relu

DES PERLES

Lundi dernier, à Lyon, Raynal recevait — quand il ne reçoit pas, il prend— les fonctionnaires. L’un d'eux, courtisan plus empressé (lue spirituel, crut faire plaisir à l'homme des Conventions scélérates eu lui apprenant qu'il marchait sur la trace «le ces vaillants républicains, qui « donnèrent au monde l’exemple de l'intégrité ».

Raynal qui avait bu et so trouvait ainsi enclin à la vérité, ré-

— Oh ! ces gens-là sont inimitables !

Le gros Sputler faisait le même jour son entrée triomphale au théâtre do Poitiers. Une paysanne placée dans une loge voisine ne cessa de le reluquer du commencement à la fln du spectacle.

Spuller Unit par prendre peur et se payant de courage il alla à son obstinée contemplatrice.

Qu’avez-voas donc à me considérer comme ca, lui demanda-t-il ?

La paysanne, finaude, répondit :

— Mon gi-os, j’vous r'gardions, mais j'vous considérions point. SptlUer faillit en crever; il est vrai de diro qu'il avait, suivant son habitude, dtné avec intempérance.

Burdeau so vantait de commander n un nombre considérable dè fonctionnaires. Le ministère des finances, proclamait-il. forait une belle armée, si j'étais général et que jo rassemblasse mes troupes dans un camp.

— Oui, Insinua quelqu'un, cola ferait un beau camp volant.

Défi de Raynal au Socialisme

Si devant moi tu prétends fuir Tu nourris un espoir frivole.

Je pourrai t'atteindre à loisir :

Tu vas à pied et moi je Vole.

Les Rimes Socialistes

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