‹ Le chambard socialisteChapitre 346 sur 412 · UNE ADMIRATRICE DE GALLIFET · texte numérisé non relu

UNE ADMIRATRICE DE GALLIFET

Extrait d’un article d’Oetave Mii'beau, publié par le Journal :

J'ai connu une très vieille coeolto, qui fut presque aussi célèbre, sous l’Empire, que M, de Gallifel. Le soir, après dîner, elle racontail, avec une fierté, un entrain, une joie, ceci : (Oh ! les femmes savaient causer, alors I)

— Ne me parlez pas de ce temps-là I... Ce que je le regrette, mes eu l'ants!... Jamais on ne reverra une si chouette époque!... Ainsi, moi, j’ai pu me débarrasser de tous mes créanciers !... Sans blague !... Je n'avais qu'à les dénoncer comme communards à quelqu’un de» officiers de Gallifet... De chics types, allez! ces pelils chasseurs, et qui ija barguignaient pas!... En deux temps de galop, ils aboutaient chez le créancier : on l'empoignait, on le lirait de chez lui, par ies cheveux, par les pieds, par n'importe quoi... Et crac, au mur, mon bonhomme !,., Ils avaient beau protester, supplier, demander une enquête : va te faire fiche!... Le plus drôle, c'est qu'ils avaient passé le temps de la Commune à suer la peur, dans leurs caves!... Non. là. vrai! nous avons bien rigolé.

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