BAVES COLONS
Uu nommé Âlnidie, colon » l'Oued-El-Alleng (département
d'Alger) s’aperçut un jour qu’on lui secrétaire un billet do Cinq cents fr
seere taire un billet qu’il prétendit.
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Aussitôt^ et bien qu’il n’eut aucune preuve, il accusa larcin son jeune berger Abdelkadu, uu enfant de quatorze a qu’il fit emprisonner.
Abdelkadu protlva facilement sou innocence, de sorte que le tribunal correctionnel, d’abord, la cour, ensuite — maigre 1 appel à mi ni ma du ministère public — acquittèrent le petit
P D’où grande colère du vieil Abadie, qui s’empara de l'indigène et de son père.
fecte ; ils restèrent trois jours sans aucune r Abadie, aidé de ses deux gredins de neveux et ..
brutes à son service, tortura les malheureux, les martyre
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la plus abominable façon, leur broya les doigts des mains, leur arracha les ongles des pieds, les frappa sur les rems et sur la poitrine à coups de barres de fer rougies an feu...
Les victimes poussaient de tels hurlements que les agriculteurs indigènes voisins s’émurent. 14 s’informèrent discrètement deçà qui se passait et, dès qu’ils connurent la venté, quelques-uns d’entre eux se rendirent à BoulTarik.PÙ ils racontèrent le fait. , . , , ..
Sans perdre de temps, le juge de paix descendit chez Abadie cl trouva les indigènes dans le plus piteux état. Aprèsles avoir fait transporter à l’hôpital, il opéra l’arrestation des cinq coupables.
La chambre des mises en accusation les renvoya devant la cour d’assises, ils comparaissaient donc, ces jours derniers. Là, ils renouvelèrent les aveux faits à l’instruction et, naturellement, tout le monde s’attendait à une sévère condamnation.
Mais le jury, composé de colons et d'arabophobes, acquitta, à l’unauimitéj les cinq tortionnaires!...
Voilà comment on colonise sous le régne du sinistre et répugnant Cambou, larbin des curés et do la basse juiverie...
Etonnez-vous, après cela, de l'animosité des indigènes a l’égard des colons! Mais, de pareilles monstruosités n'excusent-elles pas Ariski, Abdou n et les autres bandits des forêts de Ivabyliu?... „ , ,
E, Violard.
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« Ne touchez pas à Gajlifetl s'écriaient les. opportunistes,
« c'est le plus valeureux soldat de notre armée, l’êtal-major a allemand certifie qu’il a conduit la charge de Sedan. 11 ne „ connaît que soi) devoir, ij e» est l’esclave. Au jour dé la fé- » vanehe, la France lui devra la victoire. »
En réponse à ces belles affirmations, les journaux publièrent des documents écrasants pour Gallifef. Il fut prouvé d’abord qu’il n’avait nullement commandé la charge de Sedan; qu'au contraire, il avait, à cette date, usurrpé le grade de générai: que pendant la campagne du Mexique, il s’était confine au rôle de pendeur: qu'après la Commune, lui qui n’avait pris part a aucune bataille et ne pouvait, par conséquent, excuser sa férocité par l’emportement et la rancune, il avait dépassé, 4’uu seul coup, tous les monstres que l'histoire a flétris.
Enfin, le dossier trouve en 1871, à la Préfecture de police et publié par la Petite République. nous révèle un tiullifat désertant son poste dé combat pour l'alcôve d'n 4e fille, dont il était le débiteur.
Quelques pièces do ce dossier ne figurent point parmi celles que la Petite République a publiées. Je les reproduis ici parce qu'elles ont leur importance.
De celle façon, les socialistes et les gens de bofilJe foi nui se sont laissé prendre aux déclamations des protecteurs de Gallifel, sauront défiiiilivement à quoi s'en tenir sur la valeur du personnage.
Le h l'ave Gallifel. Esclave du devoir