‹ Le chambard socialisteChapitre 379 sur 412 · LA DIGNITE DE L’INSTITUTEUR · texte numérisé non relu

LA DIGNITE DE L’INSTITUTEUR

Paris, le 80 juin 1894.

Citoyen Gérault-Richard,

.Te réponds au vieil de tous mes collègues, instituteurs-adjoints dans les écoles publiques de la ville de Paris, en vous communiquant la jolie circulaire suivante :

mai ni K du REPUBLIQUE FRANÇAIS!'.

X» ARRONDISSEMENT .-RVITI XITf

VU. Mi IUÎ 3‘AKIS

Monsieur le Directeur,

Monsieur le préfel de la Seiuea décidé que des il) légat ions du personnel enseignant et du jjersonnel de service des écoles de garçons (concierges hommes), assisteront, le dimanche 1" juillet, nus obsèques de M. Carnot, président de la République.

•l'aï i’lionne«r de vous prier de vouloir bien en informer votre concierge et désigner immédiatement, si vous no pouvez vous rendre vousmême nus funérailles, celui do vos adjoints qui représentera votre école fi la cérémonie.

Ainsi, le directeur de chaque école doit informer son con-

cierge dé la décision prise par Monsieur (sic) le préfet, relativement aux obsèques de M. (sic) Carnot. Quant aux instituteurs-adjoints, M. Poubelle trouve que parmi eux il y a trop de gens intelligents où trop socialistes, et il les remise dans les fameuses boites dont it est l'inventeur. Cela ne nous offense pas outre mesure, sachant que le nombre des gourdes qui dirigent nos écoles communales est encore plus grand que le nombre de celui qui les* garde. Mais, enfin, lu chose Rivait besoin d'être constatée officiellement : elle l’est.

.Te vous autorise, cher citoyen, à faire de lu présente tout ce 'qu’il vous plaira.

A vous fraternellement,

Chaulés Prouks.

Rédacteur au.Pi/rf/ Ouvrier,

51, rue Saint-Sauveur.

A QUATORZE AHSÜ

11 faisait nuit. Une flltc accosta Un homme

Qui vivement près d'elle s'arrêta,

Sans demander comment elle se nomme !

b — Je suis sans pain, lui dit-elle, veux-tu Une heure

Etre avec ntoi? Je ne suis plus vertu Quoiqu'on me sache encore une mineure?

El le passant répliqua tendrement Et grave :

„ — Quel âge. as-tu, ma fillette, et comment Sur mon chemin t’avances-tu si brave ?

Alors, baissant les yeux, déjà bien las ,

Câline, -

Au passant elle osa répondre hélas I n — J'ai quatorze ans et je suis orpheline!...

Charles Vérecque. -

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