‹ Le chambard socialisteChapitre 38 sur 412 · E MARTYROLOGE OUVRIER · texte numérisé non relu

E MARTYROLOGE OUVRIER

Pendant que les bourgeois faisaient bombance en l’hon neur de ce fumiste de Jésus, deux malheureuses jeunes Hiles, s asphyxiaient dans leur mansarde rue des Palmiers Depuis quinze jours elles étaient sans travail.

Elles n’avaient que vingt ans!

Le meme tuait dans avalant un

jour mie ouvrière du nom de Marie Sobilet se un Ilote) meublé de la rue Lamennais en flacon de laudanum. Lu commissaire duquartier

procède aune enquête pour savoir s’il y a crime ou suicide. L’imbécile! oui il v a crime et la coupable .-est 1 abominable société qu’il défend en échange de ses appointements.

Enfin, l'autre matin, deux maçons ont été écrasés par un éboulemeut qui s’est produit dans l’égout collecteur de la rue Lecourbe. , .. ,

A Saint-Etienne, c’est plusieurs enfants qui ont ete ensevelis dans une mine. .. .

Et les curés nous racontent, aux applaudissements ues bourgeois cossus, que le fils de Dieu est descendu sur terre pour sauver les hommes! 11 n’y a que les filous qui en profitent. En voulez-vous encore une preuve . ...

Malgré la loi, la compagnie des mines de Lens vient uu signifier aux mineurs compromis dans la dernière grève, d’avoir à quitter les maisons à elle appartenant, mais qu us ont néanmoins payées de leurs deniers. Les ouvriers rel lisent et ils ont pour eux le code, mais vous verrez que les gendarmes se mettront du côté de la Compagnie au nom de ce même code. . .

C’est comme au tribunal : ilne suffit pas d avoir le bon droit pour soi, il faut encore avoir la justice c'est-à-dire les juges. Et il n’arrive pas souvent que ces deux extrêmes se touchent.

XTc-ees Xx5.-cixa.es

Casimir a l’intention, assure-t-on, d’étendre encore le joli régime de liberté qu’il réserve a la presse.

J A la loi qui nous régit, l’article suivant serait ajoute :

Article 10. — Tous les journaux devront s’imprimer sur presse à réaction.

l'n de nos amis exposait, dernièrement, dans la Revue socialiste, la triste situation des ouvrières en dentelle, qu’, pour un travail de quinze ou seize heures, gagnent tout au plus vingt sous par jour. . .

Cet abruti d’Yves Guyot devait nécessairement relever ce

fait, au nom de la sacro-sainte économie politique.

— Comment, s’écrie-t-il dans le Siècle, dont sa lourde prose masturbe les colonnes. Mais c'est superbe, vingt sous par jour, pour une ouvrière en dentelle!

On prétendait que Naquet portait sa bosse avec beaucoup

deNous8tenons’de bonne source que l’éloquent défenseur du scrutin d’arrondissement en a plein le dos.

du i

o d’un des e princesse

11 est de plus en plus qneauuu — innombrables grands-ducs de Russie.

autrichienne. , , , .

On affirme que, présenté à sa fiancée, ledit gtand-duc serait écrié : chouette!

risquons une deviuue chienne èt un

iet bas, tandis qu'un

neite'inédUe :

— Quelle différence y a-t-il entre Russe !

— Eh bien! C’est qu’une chienne ii Russe met des chaussettes.

Ce pauvre -Turrel est inconsolable. El il eu veut fort a Dupuy d’avoir constaté que la droite n offre plus un

^'ou'préteifd 'niôme que, de désespoir, l'honorable et virgilien député, abandonnant le Parlement do.it ,i . est. quoi ni l’on dise, un des membres les plus actifs, a,l intention ue demander à être pourvu .l’un poste eloigm-, a Hanoi ou a Saïgon, à moins quil ne préfère — o usimu .

Annonce cueillie à la pr

i page d’un journal

.. Une jeune et jolie vei. . point de sevrer un baby de dix i..~~, -

autre enfant... »

Notre grand confrère peut faire savoir a m jeu que le Chambord so met a sa disposition.

AU PAYS DES R0BINS

Lè Ctamtarf a reçu ié taplS «. “■'"“Siï méro vient d’attirei- a son gérant et îétlacteur '

l'imprimerie, noire premier numéro était épluché pai lu

1 ’rea’uièasieura eurent beau mettre sur leur, nez toules les biîélS S SnS, iis ne purent ««ouvrir n.auor, a ponr-

J liste à point, pour les tirer d embarras, un inou. bai d SlfSî'SiÜàftïï îe'îSVu' i ïï’ïrrSdSSf taire

’ï'Sè'sbmmetoï, ïjion.iie pas oontrevenir à la

loi qui dit que le dépôt doit être effectue au moment.de

1>lE3v“ré aussi que le.parquet tolère P>rt,i, jusqu'il dix omissions de dépôt de la part des autres journaux.

Mais le Çhambard mérite une mention spéciale, oe qui.

d'cïsfS!n“°dS cemrime’abmnioable que Gér.ull-EioU.rd assisté ds son Spirituel et éloquent ami René W», est ““ɰeï?o£V3ô;« dîne’ ^«damnation à » Ir.no. d’amende.

ÇHAMBARD EN PROVINCE

Tournon-Saint-Marlin (Indre), HD décembre. Notre région a été plus que tout autre victime de la sécheresse Plus que tout autre, par conséquent, elle a dioit ?„,» par! diWtts voté, |ir la Cliambrq pour venir en 2ide aux agriculteurs ruinés. Eh bien ! nous n avons enuo. e rien reçu et nous craignons de ne rien recevoir de sitôt.

Notre conseil municipal avait, conformémen à ncuxu a^u

quelque temps déjà. Lr nos camarades ne savon, ^.valeurs familles. Pour les aider a

mangée — pas la ville ni l'indemnité, mais notre demande. Or, l'autre jour, ce fonctionnaire informa le maire que sa missive manquait (le tenue, sous prétexte qu’elle se terminait par cette formule très convenable cependant : Recevez, monsieur le sous -préfet, mes civilités empressees.

11 paraît que cela ne suffit pas à ce monsieur. Son orgueil souffre de ne recevoir que des civilités. Attendait-i! donc l’ol'fre de la moitié de noire indemnité. On ne sait jamais a quoi s’en tenir avec les fruits secs de l'administration. En attendant, nos malheureux paysans gémissent de misère. Quant au sous-préfet, il continue de se pousser du col... on dit même que c’est pour mieux cacher ses écrouelles.

Saint-Etienne, 25 décembre, tison Durit sont en grève depuis isère est grande et beaucoup de plus comment .se nourrir eux et .cierà mourir, la faim n’allant pas a expédié ici une bande de mouchards qui ceux à qui nous sommes

Nevers, 2à décembre.

Le Tribunal vient de condamner à des peines variées plusieurs bûcherons coupables d’avoir pris part a la récente grève. Comme toujours, le Tribunal a reconnu que des gendarmes armés jusqu’aux dents avaient èto victimes des brutalités des grévistes, d’après le proverbe qui veut que le lapin ait commencé.

GHAMBARD A L’ÉT RANGER

La Haye, 22 décembre.

La situation s’aggrave de jour en jour en Hollande, particulièrement à Amsterdam.

Des°roupes d'ouvriers sans travail, évalues a 1,500 personnes ont pai couru la ville, portant des pancartes avec ces inscriptions : « Une enfant (la petite reine Willielmine, âgée de treize ans) gagne à, 000 florins par jour et le peuple crevé de faim' Nous voulons du travail, pas d’aumône ! Travail et nain pour tous ! Des fainéants jouissent, des ouvriers meurent de faim! «etc. La police a forcé les manifestants a

^"cœnme enFrance, quand le peuple demande du pain on lüi envoie du plomb.

Mulhouse, 25 décembre.

C’n-t à croire que liaynal gouverne ici. L'autre jour le dé-

Pi!à«MtoBbèbtél4o...lljiiV‘.d"™^u.W’„ÎS

deux mouchards qui I on conduit a la forteiesse, ou n pui géra une condamnation à trois mois de prison encourue

nour avoir flétri l’anniversaire de Sedan.

P Bur*e.ii, qui requit i 8™o"x 1™ *> OuHUume,

doit approuver cette mesure. D -

Les lois promulguées en France par Casimir-Peuei i e«,oivent leur application en Alsace. Une descente de justice a pu lieu jeudi après-midi, dans les bureaux de rédaction de

fa Els.rsLr-Lothoî-inger Volkszeilung, qui parait à Mulhouse. On a saisi un grand nombre de journaux. Le but de la peiquisitioii était cie .«isir 1. m.nn.crit d'.ib «rtièle ;ii}jluU ' «Mensonge, rien que mensonge » publie par la feu.lle socialiste.

Rome, 27 décembre.

fa chauffe en Sicile ! Le gouvernement a une telle pour qu’il vient d’expédier à l’alerme sept nouveaux régiments et l’escadre entière. .

On va tuer en masse les paysans siciliens pour leur apprendre à vivre. Mais ils n’ont pas l’air précisément décidés

« Considérant que, par suite d une mesure arbitraire et réactionnaire, les bibliothèques des gares de la banlieue et de la gare Saint-Lazare se refusent a vendre le journal satirique le Çhambard socialiste, ,

« Le Cercle, à L’vmanimité des membres présents, envoie un témoignage de vive sympathie au citoyen Gérault-Richnrd et à ses camarades de rédaction, met en interdit la bibliothèque des gares et engage tous. les socialistes a ne plus acheier leurs journaux ou des livres aux bibliothèques des gares ou à la maison Hachette, qui en a le monopole. »

Nous remercions les camarades de Colombes de leur témoignage do solidarité. C’est un encouragement qui nous

Qu’ils continuent à nous,sou tenir. A force de persistance ils finiront par vaincre les mauvaises volontés les plus obstinées, même celles des bibliothécaires des gares, a qui la maison Hachette expédie cependant notre journal. Le fait qu'ils nous signalent n’est imputable quaux titulaires de bibliothèques.

CORRESPONDANCE

René du A. — Nous avons déjà publié quelque chose d’à peu prés semblable. Merci tout de même,

J. V. Marseille. — Comptons sur vous. Mais pas trop de fantaisie. Des coups.

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