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VANITÉ DE ROBINS

Lus grands corps île l'Etal, ces cotonnes-s àero-sninles du la société liiUUguolae, ae iminqiicrif jamais de su couvrir du ridicule, même quand lus clrcouslnuno* exigent qu'ils se couvrent du deuil. Taule occasion leur semble honnu pian- exilier leurs oripeaux burlesq :es el leurs sot jus prétentions el purradu devant tes badauds.

Lus funérailles du Curuot nous Ont valu quelque manifestation do ua goûte, t'ivoyez bien que s'il y eut deuil do tristesse ce ne fût pas parmi lus personnages clmmarés et officiels qui avaient en têtu bleu

"B commit déjà l'abstention des avocats et lus motifs invoqués par eus l'obins qui su plaignaient qu'on tour mil assigné dans lu cortège un rang indigne do leur illustré corps.

Du tout temps cotte fiuarasu qnvsUoit do préséance suscita les querelles les plus stupéfiantes onliu grils bcinnuls. Puisque nous parlons du funérailles choisissons nos exemples dans cet ordre do faits.

Philippe 111 voulut lui-même, porter Is commit île sou père do lugliso Noiro-Damu'ile-Paris à Saint-Denis, lomliuau royal. On établit sur la route sept reposoirs, nft le roi, ses doux frères ul cutix qui lus aidaiuul a porter s'arrêtèrent ; n leur oiiipla"uiunnl ou éleva dus Montjoye destinés à perpétuer le souvenir do ce fnil mémorable.

Il y a cinquante ans seulement que la dernier do ces Mont'jOA'u a disparu , il se trouvait faubourg Sniul-Lunrcid. Ces grandioses funérailles n'éluient pas seulement failes à Saint-Louis ; Philippe lit. outre lu oei'ouëil (le son père, accompagnait six cmuèlls : rouit do sou frère, du comte de -Nevurs, du roi (lu Navarre, do son beau-frère, du su femme et de sou fils. Arrivés à Saint-Denis, lu roi el sa suite furent ubligés d'attendre à In porto, qui avait été fermée ; les prêtres do Saint- Denis, conformément à leurs privilèges, refusaient de laisser entrer vêtus de leurs babils pontificaux l'aivlmvêqao du Sous et Tôvéque de Paris. L'orne fut à ces doux prêta la de quitter ou qui marquait leur dignité d'évêques et les portes fnront alors ouvertes.

Un incident du même genre s'était produit aux obsèques de Philippe-Auguste. Le légat du pape ut Turcbovèque de Reims ue voulurent ni l’un ni l'autre céder lu premier rang ut ils ofllcièrent tous deux en même temps à doux autels différents.

Ou voit que les avocats du barreau de Paria n'ont pas inventé lu chicane funéraire et que. à toutes lus époques, robuins, porte-mitres et autres pontifes, religieux ou civils, ont placé au-dessus de tout la satisfaction de leur vanité.

Souriant Avenir

Dans quelques mois, la Un selle îles trihtiuuit.e publiera dus comptes rendus de procès copiés sur ceux-ci :

D, — Autre profession?

R. — Journaliste.

D. Le U mai dernier vous écriviez dans votre iouriml celle

phrase :

« Avant de suivre les agents qui l'arrêtaient, Edmond, Tuuurchiste, (Inclura qu’il n’avutt rien il diro à In justice et embrassa affectueusement sa femme et ses enfants. «

Dans ros lignes, vous avez violé la loi qui interdit de rendre complc des procès anarchistes; de plus, vous avez cherché à attirer In pitié du public sur un homme ((ai n'en est pus digne.

D. — Votre profession?

R. — Ouvrier terrassier.

D. — Le 20 juin dernier, vous étiez au rustuuranl du « Lapin qui rigolo » attablé avec trois de vos compagnons.

Vous mangiez fies haricots cl lus témoins aous oui enteudli dire . * ht Dupuy eu mangeait autant, ça lui foruil péter iu sous-vontriéro. » V ous donniez ainsi uu conseil odieux qui doit être considéré comme excitation au meurtre,

Deux ans de prison,

D, — Votre profession?

R. — Je me promène aux forlirs pour faire plaisir à un tas de gens. D. — Vous avez déclaré à l'une de vos nmies que « vous on aviez us.sez de Casimir, qu'il fichait trop de coups. »

R. — El puis après?

aasBaeaBB

'*• — A dus avez ajouta que Casimir était indigne île la profession qn'il exerçait. Cos propos compromettent la sûreté do l'Etat.

R. — Mais Casimir, c'ust mon homme, l>. — Inutile de chercher à égarer la justice.

A Saint-Lazare!

D. — Votre profession?

R. — Cocher.

D. — Qu'avez-vous dit au conducteur d'omnibus, dans la soirée du 3 mai dernier?

11. — Il tournait trop court. Je lui ai crié : « Tu tournes à droite comme une brute, avec ton chaqeuu en zinc ! »

0. — Vous avez prononcé « d'Auzin », L'allusion est flagrante, d'autant plus que vous passiez en face l'Elysée.

A Cayenne!

I). — Votre profession?

R. — (! arçon boucher.

H. — Uu'avoz-vous à dire pour votre défense?

R. — C'est pas do ina faute, je suis tout te temps avec des vaches..,

Le président: — Cola nous s U DU

..... Cinq ans de prison.

l>. — Votre profession?

R- — Agent do la brigade des recherches politiques.

D. — Déposez.

R. — Hier, je me trouvais avec un de mes collègues assis à la terrasse du onfé Pauvre, situé boulevard dos Misères. A enté de nous, trois individus discutaient des questions politiques...

1 n des trois prévenus. — Pas du tout, nous parlions charcuterie.

Le président. — Taisez-vous, sinon jo vous fais sortir de la salle.

1. ’ugonl. — L'un d'eux dit : Co cochon-là ne vaut pas cher, l'n autre répondit : Enlo tuant tout de suite nous courrons la chance do ne pas perdre dessus. . .

Premier prévenu. — Mais, M. !o président, nous sommes cliarculiera : nous nous entretenions d'en marché que nous venions do eon-

Lo Président. — Votre attitude provocatrice no peut qu'aggraver votre cas.

..... Travaux forcés à perpétuité.

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