I. audience est suspendue
La Liberté du Travail
Ou sait de quelle, façon l'entendent ires républicains bourgeois, Pour travailler, un ouvrier ue doit pas se cou tenter de produire une besogne déterminée, il faut encore qu’il se Soumette aux pires exigences de ses exploiteurs, sinon, comme à Graissessac et maints autros endroits, ceux-ci le chassent impitoyablement et le condamueDt à traîner la misère sur les grand’roules,
L'idéal des capitalistes, qu’jls soient ou sa disent républicains. qu'ils soient ou se diseni monarchistes est de mettre A leur entière discrétion lus travailleurs. Aussi, est-ce avec admiration qitn leurs journaux racontaient dernièrement l'histoire suivante :
Lors du violent ouragan qui sévit sur toute l’Europe, centrale avec tant de violence, l'hiver dernier, de nombreux arbres du Sachseuwald. propriété de l’ex-cbaneelier de fer, furent déracinés. Le garde du domaine signala lu désastre ù son maître et lui exposa qu'il faudrait une centaine, d’ouvriers pour opérer dos coupes et préparer le bois à vendre résultant de cette exploitation forcée. Le travail, ajoutait-il, serait assuré pendant plus d’une quinzaine vie joursanx bûcherons qu'on embaucherait,
Le prince, avec cette méthode dans les affaires qu’on lui connaît, consentit à faire procéder aux coupes cl façonnage, cl, abordant la question des salaires par homme et pur jour, ilxa à '? mark Ü5 pfenuiOg ( - fr. 81), et cela do cinq heures du matin à sept heures du soir de travail, avec une heure pour le repas du midi.
Ras un bûcheron ne consentit à travailler pour un salaire aussi dérisoire et le Sachseuwald allait demeurer en l’état, car le prince île Bismark ne voulait pas céder non plus.
Savez-vous ce qu'il lit. alors?
L'cx -chancelier adressa une requête û l'empereur Guillaume, lui demandant le concours des troupes, jnsinunnl que c’était mie occasion pour les soldais de s’exercer au déboisement. Guillaume U, car cela s’est passé il y a quelques jours a peine, donna aussitôt des ordres. 380 pionniers, sous le commandement de deux lieutenants et d’un capitaine, furent envoyés au
Sachseuwald, avec deux forets û vapeur pour extirper les racines et quatre-vingts scies pour débiter le bois.
Au bout de quelques jours, la besogne u été aohevée, et le prince n’a eu qu'à s’occuper de la vente. Les pionniers n’ont reçu ni un pfenning ni un verre de vin.
Voilà l’idéal économique rêvé par tous les ennemis du sooialisme à quelque nationalité qu'ils appartiennent. Car la férocité bourgeoise est internationaliste et elle s’étend par-dessus les frontières, sur les peuples, sans distinction de race.