PERCHOIR MINISTÉRIEL
animaux
jouit en France d’une prospérité sans égale, ns de fer rapportent beaucoup d’argent grâce au labeur écrasant de milliers d’ouvriers et employés qui ne reçoivent en retour qu’un salaire dérisoire.
Les actionnaires n’ont qu’à se laisser vivre. De temps à autre ils passent à la caisse, empochent leurs revenus et vont au soleil chauffer leur belle âme.
Itaynal, un jour qu’il était ministre des travaux publics, ce qui est un acheminement, détourné peut-être, mais sur, vers d’autres travaux non moins publics mais moins liberaux, Kavnal pensa que la Hépubliqué devait justifier son titre et son origine en faisant quelque chose pour ces malheureux-là.
il fit, les Conventions! Certains esprits mal embouchés les s scélérates au lieu de leur donner le nom de mal, qui les a reconnues. Aussi la fan: "
leur père Scélérats D’après actionnait ploitat:
elle jamais pardonné !
Conventions, le budget national garantit aux 'intérêt de leurs fonds, dans le cas où l’exprodnirait pas de bénéfices suffisants. Nalunt, les Compagnies s’arrangent de façon à ne jamais réaliser de bénéfices, ou < u moins elles prétendent toujours le contraire. Si bien que, chaque année, le budget débourse une centaine de millions pour empêcher les actionnaires de mourir de faim.
Avant la clôture de la session, la Chambre a vote une somme de 8.700.000 fr. afin de compléter la garantie d’intérêt de 1802 que les Compagnies trouvaient insuffisante.
Ces bonnes Compagnies ont déjà prévu qu’en 189a l’Etat ne s'en tirerait pas à moins de 90 ou 95 millions. D’ailleurs, ça n’a pas d'autre importance, puisque la Chambre est
prêle à voter des sommes complémentaires.
Ainsi, le monopole des transporte est livré à des sociétés financières, ce qui est déjà monstrueux, puisque le public se voit forcé de subir les exigences des bénéficiaires de ce monopole. Cela n’a pas suffi à Raynal. Il a voulu que le public, après avoir payé sa place en chemin de fer, donnât encore son argent quand il ne voyage pas.
Nous entretenons ainsi quelques parasites qui n ont jamais rendu service au pays ni à personne... Demandez plutôt a Raynal, car je suis loin de croire un seul mot des calomnies dont on a abreuvé le père des Conventions. En nous soutirant cent millions par an pour les donner aux actionnaires, il a voulu prouver une fois de plus combien la France est grande et généreuse ; il a prouvé que si nous nous sommes
débarrassés de l’empereur, de l’impératrice et des princes, ce n’est pas par besoin d’économies, puisque nous engraissons d’autres parasites de luxe que nous coûtent bien plus cher.
Ah ! qu'on est fier d’être Français,
Quand on a lîaynal pour ministre!
Tous les pays n’ont pas le moyen de s’offrir des Raynal d’aussi belle volée. Il faut être riche pour cela. Nous sommes