‹ Le chambard socialisteChapitre 63 sur 412 · PROPOS DE CANTINE · texte numérisé non relu

PROPOS DE CANTINE

L’Oisillon, ex-ministre de la guerre, vaut, à lui seul, plusieurs oies adultes.

La manie des grandeurs s’empara de lui quelques jours avant qu'il tombât du pouvoir et il se présenta au cercle, l 'Epatant, composé de gens du monde, plus ou moins ducs, comtes, barons, voire chevaliers d’industrie.

Le hasard voulut que le général marquis d’Espuui!les,qui lui servait de parrain, fût nommé commandant de corps d’arméejuste a ce moment-là et que sa nomination portât la signature de Loizillou lui-même.

Nos grands capitaines contemporains se rendent de oes petits services pour augmenter Ceux qui figurent sur leurs états.

Or. si d'Espeuüles tient son commandement, Loizillon, lu.i, tient une belle veste ; ça lui semble plus facile que de tenir contre un ennemi supérieur en nombre. V Epatant, l'a épaté en lui fermant le cercle au nez qu’il n’a pas lin. On ignore si ce valeureux guerrier se consolera de sa défaite.

Les généraux de la première R -publique, des héros de vingt a trente ans, enfonçaient les cat'rés ennemis ; ceux de la république à Casimir-Carnot ne peuvent môme pas forcer un cercle de joueurs. On voit que la quadrature du cercle n’est pas près d’être résolue.

Tout est perdu fors l’honneur, car malgré sa mésaventure, Loizillon n’en dem mre pas moins excessivement décoré et c’est par esprit de parti que lesgensdli tripot ne l’ont pas jugé suffisamment décoratif.

Nous crions parfois contre les brutalités en usage dans l’armée allemande. C’est l’éternelle histoire de la poutre et de la paille.

Le Soir, l’ancien journal de Barde au, et qui, connue te!, jouit despires antécédents, raconlait l’autre jour, la inort d’un cavalier du 2° chasseurs, en garnison à Pontivy (Morbihan), survenue dans des cil-constantes révoltantes.

Ce malheureux jeune homme fut pris d’une attaque d’épilepsie, pendant les exercices d’équitation au manège. Sur l’ordre du lieutenant Le Bançoisj on l'inonda d'eatt, et comme il persistait, malgré la consigné, à ne pas revenir à lui, ou le laissa étendu au milieu de cette mare.

Le lendemain il mourrait sans avoir repris connaissance. Encore Un peu et Le Bançois allait demander sa comparution devant un conseil de guerre, pour désertion en temps de paix.

L’auteur de ce meurtre est maintenant un officier de grand avenir, parce temps oùl’on nomme Garcin général de division en récompense de l’assassinat du représentant du peuple Minière.

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