‹ Le chambard socialisteChapitre 67 sur 412 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

(Air ilit “ Terrible Méridional ». de Paulus)

Chest moi, Dupuv, que l’on renomme Des Auvergnats le plus malin !

Comme minisch'tre, à moi la pomme !

A Chaint-Flotir ils le cliavent bien.

Car, dans un dichcours mémorable,

Aux plus forts j’ai j dé le gant.

Vienne l’homme le plus redoutable,

Le plus malin, le plus constant :

Je lui flanque un revers de main,

Un coup de tête, un coup de poing, lin coup d'ehoulier,

Un grand coup d’pied,

Je le prends par le pin de clia. jaoquette Et v’ian !

Je l’aplatis comme une galette !

Un jour, le nommé ChurhiaUsme M'embêtait fort, le galapiat !

Sans douté par-pur égoïsme,

11 voulait renvereher l'Etat.

Vers lui je marche d'un pied ferme lit, sans circoiilocuchion,

Dans un dilemme je l’enferme. . .

Mais rh’est un vigoureux champion. ..

Je lui Banque un revers de main . . .

— Il ripoclile par un coup d’poing — J'veux lui flanquer Un coup d’ehoulier. . .

— 11 me prend par le pan de la jacquelte

11 me fait faire la pirouette !

A la Chambre, à dhaque chéance,

On voit mon ventre bedonnant

Etaler sa proéminence

Dans mon fauteuil de prégident.

Et chi, par liajard, une bombe —

Par criminelle intenchion —

Au milieu de la Chambre tombe Et che- met à faire explosion. . .

Je lui flanque un revers de main.

Un coup de tête, un coup de’ pOiug,

Un coup d'ehoulier,

Un grand coup d’pied.

Je la prends par le pan de sa jacquette Et v’ian !

Je lui crève la bredouillette !

Bkoca.

CHAMBARD EN PROVINCE

Mézièrcs. — Le citoyen Chevalier a reçu la visite des mouchards, sur la dénonc'ation d’un infect personnage qui se venge ainsi de L’universel mépris dont il est entouré.

Le commissaire de police n'ayaut rien découvert qui pfit justifier l’arrestation de notre camarade, s’est retiré tout penaud. Quant à son indicateur, nous lui réservons une petite gratification dont il gardera un touchant souvenir,

Nouzon. — Le citoyen .Iules Beaudoin a failli être tué par un éclat de inouïe à èm ri, dans l’usine Jeiineboinm-: fils.

Il va sans dire que là police ne s’est pas inquiétée de l’accident qui aurait pû couler la vie à un honnête travailleur. Les patrons ont toute latitude de tuer des ouvriers à l'aide d'engins explosifs et la loi sur cette sorte d'attentats ne les atteint

^ Béthune. — Encore une victime de l’exploitation capitaliste! Par suite d'une erreur de signaux, une machine allant de Béthune à Cens est venue tampon lier hier un train de marchandises stationnant en gare de Nœux. Le chauffeur nommé Lampin a élé tué.

Le préposé aux signaux était exténué par une journée de travail. C'est toutde même lui qui paiera pour toutle monde. Défensede toucher aux actionnaires!

Monilnçon. — La chasse aux socialistes et aux syndiqués continue. Le procès qui se prépare englobera bientôt, si les mouchards continuent de ce train-là, toute la population. On veut fourrer tous les honnêtes gens en prison pour les mettre sans doute à l'abri dos filous.

Avis aux Syndicats

Le Peuple de Lyon signale un fait emprunté au Réveil des Verriers qui intéresse au plus haut point les travailleurs.

Le tribunal . civil de VillefranoLie (Aveyron), s’est prononcé dans un procès appelé àun grand retentissement dans le monde

iis, le nommé C

et, maître v

ivant plus à écouler si la nécessité de suspendre immédiatei

Un des ouvriers assigna aussitôt son patron eu paiement d’une indemnité de 500 francs, pour le dédommager de ce brusque renvoi. Son défenseur a soutenu que les ouvriers auraient dus cire prévenus deux mois d'avaiic -, délai matériellement, nécessaire pour qu’ils puissent se préoccuper de chercher une nouvelle place.

Le juge de paix accorda les cinq cents francs.

Sur l'appel du sieur Chibret, le tribunal de Villefranche a réduit de moitié la condamnation.

Mais le principe n'eu subsiste pas moins. Aussi, et comme l’on

onVcrié ’Yl’ injustice1! Xoiiscroyons’nous, au coiiirair -, que lé tribunal de Videfranche ii’a faii que cous .crer tiniroil indé-

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