EXCELLENCES ET MAJESTÉS
On a ont dire que 51. Carnot ne voulant plus se frotter au publie lorsqu’il assiste à une représentation de la Comédie-Française, aurait demande qu’on lui ménageât une passe dans le foyer des artistes. Cette nouvelle a été démontio. 5lme Carnot aura craint pour la vertu do son automatique époux.
Le président passera où passent les antres spectateurs. Tant pis pour les autres spectateurs!
Le rocher de Sainte-Hélène où le Corse sanguinaire termina sa carrière homicide, est présentement habité par deux prisonniers du même genre. L’un s'appelle Donizulu ; il est fils et héritior do Cotliwayo, le roi des Zoulous : l'autre s'appelle l iulahulo. il est frère du mémo Celliwayo.
On sait que Oreillard qui prétondail descendre de Napoléon l«f sous prétexte qu'il provenait de la cohabitation de Napoléon III avec l’espagnolo Montijo, fut tué par les Zonlous. Au moins ceux-ci ne tuèrent que quelques soldats anglais et le demi-salé impérial.
Tandis que Napoléon lit massacrer des générations entières. Pauvres Zoulous !
. reçue au palais Anilchkow, en audience privée par l’impératrice do ltussie • qui lui a fait le plus gracieux accueil ..
"Y êtes vous? Inc! deux! troisse! Vive la llussiiie!
Cosaques, tenez la chandelle et ne la mangez T 1
On peut iliro que M. Carnot porto veine. L’an dernier il alla passer quelques jours à Marly dans lo cluUeau d’une dame Boyssct afin de remettre sa santé gravement compromiso. Il revint à Paris aussi frais que le permet sa triste nature. Mais M“” Boysset est morte l’autre jour.
Aaus aux camarades qui voudraient se payer la fantaisie de recevoir ledit Carnot chez eux.
THÉÂTRES ET CONCERTS
Certes s’il y a un chambardement nécessaire, c’est dans la plupart des théâtres île Paris. Ils sont gérés, sauffeoplïons, par dos comédiens fourbus ou des reporters qui collectionnent les faillites.
Selon un usage, immémorial, les actionnaires, avides de tutoyer les actrices, ne confient leur galette qu’à deux conditions :
lu Le directeur doit n’avoir aucune idée littéraire, artistique ou sociale;
2» Il doit avoir plusieurs fois manqué à sas engagements, et laissé sur le pavé des comédiens qui avaient foi on lui.
Tout ce qu’on peut signaler onces dtrniers mois, c’est la crise de Nupoléonisme qui a sévi chez les lions bourgeois. Par le temps qui court, ou plutôt qui rampe, SOUS la Itépnblique Carnot-Pcrior-Dupuy. il n’y a que l’homme du 18 Brumaire qui sauve la caisse des directeurs affolés. Lu l’orlo- Sainl-Marlin nous le montre dans sa lanterne magique, et ce vieux singe do Sardou décoré par le neveu, se fait otteore îles fentes on exhibant l’onde on bras de chemise.
Donc l’assassin do la première République est à la mode. Cela veut-il dire que les repus réclament nn ■ sabre . ? Quel régime pourrait offrir à leur lâcheté plus d'arbitraire et moins do liberté que le régime actuel ? De même que le prisonnier de llam, Victor le séduit-il par sa nullité ?
Il est vrai que lo grand Empereur lui-même était d’uno intelligence mé-
Fou Cabaner avait coutume de dire :
• Mono père était oun imbécile dans le genre de Napoléon l«r, pourtant onn peu plus fort -.
Et avec raison, lorsqu’il parle do ce sinistre parvenu qui n’a même pas su porter le poids do son succès, Piorro Laffitte, a son cours du Collège do France, l’appelle :
■ Le jobard de Saint-Hélène •. N'importe! que le lion peuple se méfie de ces jobards-là — cl de ceux qui dirigent eu ce moment la pauvre ■ France.
« Ghambard » en Province