LE CRI DES PAVÉS
LES COMMUNEUX. — Votre République est fille de notre sang !
Cri odieux
Vive la Commune !
Cri odieux, -dit Du pu y. Cri abominable, renchérissent les ventrds, les agioteurs, les lilous qui exploitent la France. s
C'est pourquoi nous l’aimons, nous y mettons touto notre ûmft toute notre fierté, toutes nos haines, toutes nos espérances.
Vive la Commune ! Éfest notre credo, en môme temps que notre cri de guerre et notre cri de ralliement..
Les journaux bourgeois qur sont décidément plus hôtes que leurs correspoOTants du règne animal, s'aperçoivent depuis la manifesta tiou de Thivrier et des députés so-~ cialistes à la Chambre, que les diverses fractions de notre grand parti, dés plus modérées' aux révolutionnaires d'avant-garde,, revendiquent la solidarité du mouvement communaliste ; ils découvrent, ces clairvoyants du nontbril, que l'acclamation de la Commune et le souvenir de l'héroïsme républicain dcsCommuneux, rallient toutes les unités éparses de l’armée démocratique, suspeud, comme par un ordre magique, les dissensions, les querelles et les rivalités.
S’ils étaient moins absorbés par la contemplation de leur abdomen, ils eussent connu dés longtemps ce phénomène. Levant le mur des fédérés, aux jours de la commémoration des massacres de mai, les drapeaux des groupes, des fédérations, se confondent dans un même rayonnement, de rouge apothéose.
Les discordes se taisent. Une seule voix se fait entendre pour crier aux frères ensevelis que leur mémoire illumine d’un éclat aussi vif, plus vil' peut-être à me'sure que l’heure de la revanche approche, la conscience du prolétariat.
Il n’y a plus ni blanquistes, ni possibilités, ni marxistes, ni indépendants. Tous socialistes, tous révolutionnaires, tous communeux !
Vive la Commune !
Nous le pousserons, ce cri, tant.quc le vol, la spoliation, le parasitisme ravageront l’humanité; tant que les vo- . leurs courberont sous les sacs d’écus, produits de leurs ucpredationsetdeleursconcussions.le génie de notre race: tant que l’honnêteté demeurera esclave de l’ignominie ; tant que les petits des travailleurs pleureront devant les seins taris des mères; tant que les vieux ouvriers seront J et'-‘s à la voiene par ceux que l'effort de leurs bras aura enrichis; tant, que la prostitution ou la mort apparaîtra aux jeunes filles comme la libératrice de leur misère: tant que les consciences fétides empoisonneront l'air politique: tant que les chiens des riches goûteront la sécurité bien heureuse devant les tiraillements d'entrailles des êtres .hxmains; tant que les égorgeurs, les lâches assassins, les Oallifet, les Garcia étaleront leurs oripeaux sanglants: tant que la cruauté, l'égoïsme, la compression brutale, serout, la réglé sociale ,- tant que les frères massacreront au nom de 1 ordre les frères et les sœurs; tantque Tinjustices'appellcra justice; tant. que le droit du plus fort sera la loi.
Vive la Commune !
Tant mieux qu’ils le proscrivent ce cri, ceux qui saignent la nation aux quatre veines pour s’engraisser. Tant mieux qu’ils l'abhorrent, les faux patriotes qui arrachent a la Franco ses milliards et la livrent désarmée à l'envahisseur.
La Commune, c'est l’intégrité politique, c'est la solidarité sociale.
Klle ne vola point des fortunes comme les filous galonnés do la marine et de la guerre. Elle eut « nu morceau de pain pour toutes les veuves, un baiser pour tous les orphelins ».
Quand elfe luira de nouveau au firmament du peuple, nous nourrons dire ; voici la délivrance, voici la paix !
Le vol, le massacre, l’oppression s’évanouiront dans les ténèbres ; les détritus du fumier bourgeois rouleront à l'egout. Et si les Rouvior, les Reinacb, les Wilson, les Raynal, les Uurdeau, les Pc ri or, les Carnot, pleurent la disparition de leurs félicités infâmes, ceux qui on soûl- Ircut aujourd'hui, ceux qu’ils exploitent, l'immense lamille des déshérités saluera l’aurore de l'universel bonheur.
Vivo la. Commune ! Cola veut diro à la fois : Vive la vraie République I Vivo la solidarité sociale ! Vive l'humanité libre ! A bas les tyrans de toutes sortes ! A bas les voleurs !
Ceux-ci trouvent le cri odieux. 11 y. a do quoi.
Gérault-Riohard.
I’. S. — Mon camarade le Parti Socialiste est poursuivi sous l'inculpation d’apologie do faits qualifiés crimes. Le Chambard le félicite de ce brevet, d'homiétoté.
...Je signais ce post-scriptum, lorsque une bande d’individus â mines louches envahit l'Imprimerie. Leur chef mit en arrestation les citoyens Breton et Reisser du Parti Socialiste.
Braves geus, rangez-vous 1 Voici Injustice do Carnot et de Raynal qui passe ! Ce n'est pas lu moment de vous montrer.
AVIS APX CORRESPONDANTS
l.os InircsiHX du CIM.UIMR» sont <iiuifer,s
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Toutes It-s lettres, cninnninicatioii.s, réclama . (ions, avis divers, doivent être envoyés à eette adresse.
I.es marchands qui auraient à se plaindre du Service des porteurs, sont priés d'en informer IM. l'administrateur du CHAMIlAItl», à l'IM-
piti.UERiE cicvnt ait;, i i, îui-: Ul.
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Ali ! si la Itépuhliquc «levait aboutir à celle parodie du bonaparliamc,
combattu, soulterl, versé noire âme ou noire saut-' on Franco, depuis 'utO, pour lu cause «le l'os prit humain, de nos libertés, de nos vérités, du peuple,
Confessons que nous soinmos dos lélos sans idée, des cœurs sans cout#(je, dos 'Combattants sans causes, des martyrs sans religion, oo plutôt, courheflt-
révolmions sans Lui ut sans fruit pour les peuples, et rejetons les gouttej de noire sueur et de notre sang uu ciel, en dérision de noire misère et on reproche de sa moquerie.
Lamartine raison.,, on 1851. Hélas ! Il a raison encore on 1801. N'avons-nous donc giuvi quoique échelons du progrès, quo pour piquor tète plus profondément dans lu vase du servilisme politique ?
Rimes S0GI&LIST6S