Le Chambre bleue
Kn 1873, la Librairie Michel Lévy publiait un recueil intitulé les Dernières nouvelles de Prosper Mérimée. Deux d'entre elles, à vrai dire, étaient fort ancienne- . Federigo et les Sorcières espagnoles datent de 1829 et de 1830; une troisième enfin était une traduction.
Restent donc quatre nouvelles originales qui peuvent justement porter le titre de Dernières nouvelles et qu'on trouvera réunies ici : 77 Viccolo di Madama Lucrezia, la Chambre bleue, Djoihnanc et Lokis.
Elles présentent certainement une unité. Elles forment un post-scriptum à l'œuvre de Mérimée conteur, puisqu'elles furent composées pendant ces vingt années où Mérimée se consacra à des travaux historiques. Aucune d'elles ne fut écrite pour le public, et une seule, Lokis, parut de son vivant. Mérimée les destinait à ceux qu'il fréquentait et notamment à l'impératrice Eugénie.
Elles ont d'ailleurs entre elles des affinités littéraires marquées : l'auteur cherche surtout à y faire preuve d'ingéniosité dans l'arrangement des détails; et elles ont toutes un fond de grivoiserie plus ou moins déguisé. Ce double aspect, Mérimée l'exprime dans sa correspondance en les désignant toutes indifféremment sous le nom de petites drôleries.
Dernières Nouvelles. a