INTRODUCTION XIX
Compiègne, du Mérimée de charades el de jem innocents; mais c'est encore du Mérimée.
« On a publié le catalogue de la bibliothèque de Marie- Antoinette — catalogue singulièrement chétil et malheureux. Ce n'est pas la même curiosité qui Q0118 t'ait publier ce qui a dû être une lecture favorite de l'admiratrice la plus officielle de Marie-Antoinette. Mai> [et moindres fantaisies d'une plume comme celle de Méririmée ont droit au plein jour. C'est pourquoi nuu-> sommes heureux d'ouvrir la fenêtre de Y Indépendance belge à la Chambre bleue. »
Quelques jours après, le 12 septembre 1871, un journal parisien, la Liberté, reproduisait la Chambre bleue, en la faisant précéder de la note ci-dessou- :
« La nouvelle suivante, que nous empruntons à l'Indépendance belge, a été composée et écrite par M. Prosper Mérimée, « Fou de S. M. l'Impératrice ». Restée manuscrite, elle a été trouvée, paraît-il, dans les papierde la famille impériale, après le 4 septembre. »
Mais un journal bonapartiste, l'Avenir libéral, s'émut de cette publication qui jetait un jour fâcheux sur les mœurs de la cour impériale, et, le 24 septembre, il imprimait l'article suivant :
Un coup de Bébardi
a L Indépendance belge a publié, il y a quelque temps, une nouvelle du plus mauvais goût, graveleuse même, intitulée la Chambre bleue. Dans quelques lignes explicatives, où l'on sent la main de son directeur, M. Bérardi, la feuille belge annonçait que cette nouvelle manuscrite avait été trouvée aux Tuileries, après le a septembre. dans la bibliothèque de S. M. l'Impératrice, et qu'elle «tait signée : Prosper Mérimée, fou de .S', Ht, /' Impératrice.
« Les journaux républicains de Paris ont immédiate-