REVUE PASSÉE PAR LE GÉNÉRAL GHANGARNIER
1848, bien des événements s'étaient îomplis en France, qui avaient en partie étaché les esprits de la forme répixblicaiae.
La majorité de l'Assemblée législative , obéissant à ce mouvement d'opinion, tendait nettement vers la réaction. son côt(i , la minorité restée fidèle aux Idées qu'elle avuit vaillamment défendues, se
sentant menacée, résistait, appelant le peuple aux armes; mais
le peuple se souvenait des journées de Juin.
Le plus puissant ami, l'appui le pins sûr des réactionnaires était le général llhangarnier. Appelé en 1848, par le général Cavaiguac au commandement de la garde nationale, il avait conservé ses fonctions après l'élection à la présidence, du prince Louis-Napoléon Bonaparte et y avait joint bientôt la direction de l'année de Paris, (lliangarnier avait uiusi entre les mains, uu pouvoir presque discrétionnaire ; c'était sur ce pouvoir que l'Assemblée comptait pour entraver la marcbe active et résolue des républicains.
REVDB PASSÉE PAR LE GÊNÊBAL CHANOARNIER. 343
Le 30 mai 1850 , devait avoir lieu dans la ville une iiinnilestation qui préoccupait fort le gouvernement, (le jour-lfi , le général commandant , décida de réunir au tlhauip <le Miirs , une force armée imposante, dont l'attitude pourrait donner à rétléchir aux combattants de la rue.
( Exiniil de la Itfvue Cniniijue. )
Craignant une surprise, (>hangamier avait laissé h l'Iïdtel do Ville, le 2* régiment d'infanterie de ligne et plusieurs compagnies de gendarmerie mobile. Aucim trouble ne se profliusit et la re^Tje . saluée par un joyeux soleil de printemps, resUi pacilifpie et intéressante.
Les troni>es réunies au flhamp de Mars se couiposiiient An \ingl-<leux Iwtaillons d'infanterie et de vingt-deux escadrons de cavalerie. Li première brigade d'infanterie, commandée i»ar le général Julien . était comjMfsée des 8* et \Tf régiments de ligne ; la seconde, sous les ordres du général SauJfOuI, était comp<jsée des 24«, 27*. 6l« et (>V régiments.
La première brigade de cavalerie était placée sous les ordres du général de Grouchy ; elle était formée des deux régiments de carabiniers, venus de Versailles. Le général Reybel, commandait la 2*^ brigade composée du P"* régiment de lanciers, du 5^* régiment de hussards et du 2® régiment de chasseurs, en garnison à Saint-Germain.
La garde républicaine à pied et à cheval, deux compagnies du génie et deux batteries d'artillerie prenaient part à cette démonstration militaire.
Changarnier, considérant son rôle comme sérieux, manifesta, dans les termes les plus vifs , sa satisfaction à tous les chefs de corps.
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7 Juin 1850.