FÊTE NATIONALE DE
commença le 14 avril ; ce jour-là , les Russes du général Schilder, lancèrent de Kalaradasch quelques bombes, mais sans grand succès. Ils occupèrent alors les îles d'Olbina et de Tarbaneki-Rakinski , dans le Danube , et commencèrent à canonner vigoureusement la citadelle avec des pièces de gros calibre, placées sur le rivage et à la tète du pont. Leurs efforts demeurant infructueux , les Russes se décidèrent à entreprendre le siège de la place , trente-deux mille hommes , sous les ordres du général liUders et sous le commandement supérieur du général Schilder et du maréchal Paskéwitch, investirent la place sur la rive droite du Danube.
Les pluies , les inondations , les attaques brusquées par des considérations politiques, la résistance opiniâtre des Turcs, leurs fréquentes sorties empêchèrent la continuation des travaux. Les Russes durent lever le siège , après avoir essuyé des pertes sérieuses.
Blessé dans la dernière attaque, Paskéwitch avait dû remettre, le 11 juin, la direction des opérations au prince Gortschakoff. Schilder avait été blessé à mort. La marche en avant d'Omer- Pacha , des Français et des Anglais partis de Varna , décidèrent les Russes à repasser le Danube.
Au Champ de Mars, Silistrieavait été habilement représentée.
Les dernières phases du siège furent fidèlement reproduites , mais le plus grand succès fut pour la scène du parlementaire , proposant à Mussa-Pacha de lui livrer la place pour une somme d'argent. Lorsque le général indigné s'écria , en s'adressant à ses officiers : « Savez- vous ce qu'on me propose ?.. De vous vendre! . . « Des vivats énergiques et prolongés interrompirent la représentation.
Le dernier tableau causa aussi une vive émotion ; au milieu des troupes présentant les armes et abaissant leurs drapeaux , Mussa-Pacha , mourant , faisait approcher sa femme et ses enfants, et les enveloppait dans les plis du drapeau ottoman, comme pour les placer sous la protection de sa patrie.
Un second théâtre, en face de l'Ecole Militaire, était consacré aux danses de cordes , aux voltiges et aux tours de force.
A cinq heures , un immense ballon, portant inscrits en lettres d'or les noms de la Turquie , de VAngleûe7Te et de la France , s'éleva aux cris de : Vive V Empereur. Quelques instants auparavant , conformément au programme, trois cents petits ballons avaient été lancés dans les airs.
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14 Juin 1860.
CKLKBRATrON DU RETOUR DE LA SAVOIR
KT DE r/ARRONDISSEMENT DE NICE