‹ Le Champ de Mars, 1751-1889Chapitre 94 sur 99 · LES ASCENSIONS AÉROSTATIQUES · texte numérisé non relu

LES ASCENSIONS AÉROSTATIQUES

mp de Mars , depuis les fêtes révoluires , les ascensions aérostatiques ont imbreuses, et la sympathie publique leur a jamais fait défaut. Pour la ipart , en exceptant les mémorables périences de 1783 et 1784, elles sont sans grand intérêt, et peuvent être considérées comme de simples exhibitions , sans portée scientifique.

Il uous faut signaler cependant , sous le premier Empire , la malheureuse tentative de l'horloger Deghen . qui prétendait s'enlever dans les airs . aidé d'un très petit ballon , et armé d'immenses ailes de \'ingt-deux pieds d'envergure. L'insuccès de ce nouvel Icare fut complet et irrémédiable ; la foule qui l'entourait ne voulut point le lui pardonner. Elle maltraita violemment le pauvre inventeur, et brisa son appareil.

Il faut rappeler également la fête publique dans laquelle Klisa Gamerin . la lille de Gamerin l'ainé , eflfecliia , en 1^20 , sa descente en parachute , au milieu de nombreux spectateurs, pendant que s'exécutaient des courses de chevaux et des courses à pied. Ce jour-là, le Champ de Mars était abandtmné à des jeux de toutes sortes. Du côté de l'avenue de Suffren , on

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avait construit des montagnes russes , qui eurent une grande vogue.

Le 22 mai 1831 , huit jours après la distribution des croix de juillet, le Champ de Mars était encore le théâtre de réjouissances populaires dédiées c^tte fois à la garde nationale.

Plusieurs particuliers avaient pris l'initiative de cette fête; ils avaient organisé des courses de chevaux libres et de chevaux montés. Eugène Robertson, fils du célèbre physicien, possédé comme son père , de la passion de l'aérostation , gratifiait les parisiens d'un spectacle nouveau. Après avoir préparé l'ascension d'un éléphant en baudruche , qui se balança longtemps dans l'atmosphère , sui\'i de milliers d'yeux , il effectuait son propre départ accompagné d'une flottille de cinq ballons pavoises.

Sous Louis-Philippe, et surtout sous le règne de Napoléon 111, il n'y avait guère de solennité nationale sans ascension aéros- j

talique. C'est de cette dernière époque que date la popularité de •

Godard , le chef d'une véritable dynastie d'aéronautes , dont on .!

retrouve toujours quelque membre dans les ascensions les plus remarquables.

On se souvient du Géant,

I^a naissance de ce ballon se rattache à l'idée fort séduisante , '

émise par M. Nadar. le hardi défenseur, l'apôtre convaincu du « plus lourd que l'air ». <

En 1863, Nadar, vivement appuyé par de puissants amis, ■

sollicitait la libre disposition du Champ de Mars , aJin d'y orga- I

niser plusieurs ascensions du Géant , qu'il avait fait construire , par Godard, dans le but de « gagner le premier capital néces- «

saire à une société de navigation aérienne sans ballons. » Quel- \

qu'éminents que lussent ses protecteurs . malgré ses opinions |

politiques bien connues . Nadar dut voir lui-même les personnages les plus élevés de Tadministration impériale.

II le fit avec un dévouement auquel il convient de rendre

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tenu au sol par une armée de chefs d'équipe et d'artilleurs , obligeammeiit prêtés par les autorités militaires.

Quand le sacramentel « Lâchez tout » fut prononcé, le ballon monta lentement , majestueusement.

a On eût dit , écrit Nadar, que le Géanl soulevait avec peine , de son énorme crâne , la voûte immense. »

Treize voyageurs avaient pris place dans la nacelle : Madame la Princesse de la Tour-d'Auvergne , Nadar, son frère Adrien Toumachon , Eugène Delessert , Saint-Félix , Lucien Thirion , le Prince Eugène de Sayn Wittgenstein , Robert Mitchell , Piallat, Yon, M. de S., les deux frères Louis et Jules Godard.

On s'était proposé un long voyage. Les aéronautes prévoyants s'étaient munis de vivres , de guides et de passe-ports , mais le ballon sur lequel on fondait de si hautes espérances, se comporta fort mal dès son entrée dans le monde. lia corde de la soupape était trop lourde , et les clapets baillant , la soupape était restée ouverte pendant le cours du trajet. A tout instant il fallait jeter du lest. Quoiqu'allégé , le Géant ne put tenir longtemps ; il tomba à Barcy, près de Meaux , en pleine nuit , à neuf heures du soir.

Les guides et les passeports étaient , on le voit , bien inutiles.

Un seul événement marqua cette trop courte promenade dans les airs ; Nadar le rapporte plaisamment dans les termes suivants :

Allons bon ! s'écria à côté de moi , une voix lemble.

Nous fimes tous un soubresaut , — Hiiuf lu dume , qui revoit aux horizons , accoudée des deux mains sur le bord.

Si absorbée qu'elle filt , je l'aurais cependant défiée de ne pas se retourner à ce cri.

C'était le cri d'Eujçène Delessert.

Parbleu î

Qu'est-ce qu'il j a ? lui demandai-je.

Comment ! ce qu'il y a ? il ^ a que j'ai oublié la pince à sucre.

Il V eut une salve de fou rire.

Madame la Princesse de la Tour-d'Auvergne laissa , dans l'esprit de Nadar , une vive impression :

Dans un des angles de la plate-forme , à l'arrière , se tenait accoudée et muette

notre voyageuse.

Je me penchai sur le bord , près d'elle » pour lui demander si elle se trouvait bien.

Mais , dès que je l'eus regardée , je ne lui demandai rien

Elle tenait son regard fixé sur l'immense horizon oii s'éteignaient dans les

nuages gris les derniers feux du jour, et ses joues étaient inondées de larmes. . .

Elle admirait sans doute. Peut-être priait-elle ?

Je me retirai discrètement.

Nadar se devait à lui-même une revanche. Il était impossible que le (iéanf vesiàt sur sa lamentable chute de Meaux. D'ailleurs, le résultat ])oursuivi était bien loin d'être atteint: les frais de la première ascension étaient considérables et les recettes bien inférieures à ce qu'on espérait. Il fallait donc tenter une nouvelle expérience et se lancer une seconde fois dans l'espace.

Cette nouvelle expérience eut lieu le 18 octobre. Madame Nadar, Nadar, M. de Montgolfîer, Lucien Thirion, Saint-Félix.* Yon , Louis et Jules Godard , étaient du voyage. Cette fois . on voulait aller loin , et les précautions semblaient bien prises.

Le Champ de Mars, gardé par de nombreux sergents de ville et par de forts détachements de cavaliers et de troupes de ligne . était occupé par une foule immense. Afin de montrer l'importance du Géant, on gonflait, à coté de lui, un ballon de force ordinaire.

L'Empereur avait voulu assister au départ , qui fut très beau.

Poussé par un fort vent d'ouest , le Géant passa au-dessus de Lille, Bruxelles, Matines. L'ascension fut admirable. Ignorant le point où ils avaient été portés, les hardis voyageurs, craignant de rencontrer la mer, se décidèrent à prendre terre à la naissance du jour. Le vent faisait rage . la corde de la soupape . cette fois trop peu résistante . se brisa sous la main de Godard. Un traînage fou commença alors, et dura de vingt-cinq à trente minutes : tout un siècle !

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Les bonds du ballon , abandonné à hiî-méme , êUûent désordonnés. Par un vent de quatorze à quinze lieues à Theun^ , l'aérostat . portant sa maison . sautiùt à travers les prairies , renversant tous les obstacles qui s'opposaient à son passage. Luttant contre les éléments , plein de vie encore, il s'éleva soixante ou quatre-vingts fois, tantôt de quelques mètres, tantôt de quarante mètres environ, toujours pour retomber lourdement sur le sol . meurtrissant les vo^'ageurs qui , tous , croyaient leur dernière heure venue.

On put cependant ressaisir la corde de la soupape , et cette fois l'amarrer solidement.

Le traînage continua longtemps encore , mais , las de combattre , le Géanf tomba pour ne pas se relever, n'ayant plus à son bord que deux passagers : Madame Nadar et Nadar.

On était dans le Hanovre , à Frehren , près Rethem.

Quand on put se revoir et se compter, on constata que Madame Nadar était très grièvement contusionnée; que Nadar avait une forte foulure au pied ; que Saint-Félix avait les jambes cassées , et que s'il n'y avait point eu de morts , c'était bien par miracle.

Toutes les démarches tentées par Nadar en 18()3 pour les ascensions du Géant . Gaston Tissandier les renouvela en 18(59. Il s'agissait cette fois de venir en aide à une (Buvre digne des sympathies les plus hautes.

Gustave Ijambert , l'un des glorieux morts de Buzenval, était un esprit éclairé . aussi hardi qu'aventureux. Il poursuivait , en 1869j en y consacrant ses forces et sa fortune, la réalisation d'un projet très étudié d'expédition au pôle Nord.

Ne doutant pas du succès de son œuvre , il en avait saisi les grandes sociétés scientifiques , et parcourait la France , faisant partout sur son passage , d'un accent convaincu et d'une parole claire , de nombreuses conférences. (Justave Lambert avait ainsi recueilli de puissantes adhésions , mais l'expédition était coûteuse j et rien ne devant être livré au hasard, il fallait avant tout qu'il s'assurât les moyens d'action qui lui manquaient.

Le 15 février, Gaston Tissandier, que cette grande question sollicitait , adressait à Gustave Lambert la lettre suivante :

Monsieur, M. Henri GifTardabien voulu mettre à notre disposition un immense aérostat de 10,500 mètres cubes , le plus grand et le plus merveilleux qui ait été construit jusqu'ici. Mon ami de Fonvielle et moi^ nous songeons à continuer dans cet admirable ballon nos pérégrinations aériennes , mais comment subvenir aux frais considérables que nécessite un voyage exécuté dans un tel engin? Il faut évidemment recourir au public. Toutefois , nous ne voulons pas , si nous faisons une ascension pajante , bénéficier d'aucune recette , nous tenons formellement à rester étrangers à toute spéculation.

Pour tout concilier, voici l'offre que j'ai l'honneur de vous proposer : Le ballon s'appellerait le Pôle Nord; il ferait une ou plusieurs ascensions publiques au bénéfice de votre grande expédition dans les mers glaciales. Nous pourrions ainsi continuer nos expériences aériennes sur une grande échelle , et imprimer peut-être un nouvel élan à l'œuvre si méritante à laquelle vous vous êtes consacré avec un si généreux dévoûment. Notre patriotisme est outragé en voyant que toutes les nations rivales de la France organisent des expéditions arctiques ; apôtre d'une grande idée , vous dépensez votre éloquence , votre énergie , sans arriver à vos fins ; quelle joie pour nous si nous pouvions vous venir en aide ; et quel exemple de solidarité scientifique si la navigation aérienne allait tendre la main à la navigation océanique

Gustave Lambert répondait le 17 février, en acceptant avec gratitude TofFre qui lui était si simplement et si noblement faite.

Tissandier et Wilfrid de Fonvielle se mirent donc à Tceuvre. « Plein d'enthousiasme et de confiance , dit Tissandier, je ne » savais pas dans queUe voie j'allais m'engager, et je ne me )) doutais guère que plusieurs mois de sollicitations , de démar- » ches , de déboires , de difficultés , étaient nécessaires pour » organiser une ascension si simple en apparence. »

Ils réussirent cependant , et, le 21 mai, le Ministre de la Guerre répondit favorablement à leur demande , et leur donna la libre disposition du Champ de Mars. Tout n'était pas Uni , et bien des difficultés restaient à vaincre. Aucune ne rebuta ces vaillants esprits.

Le 26 juin tout était au point. Le Pô/e Nord était porté au milieu du Champ de Mars par soixante artilleurs. Le lendemain,

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jour de rasceasîon , la foule était considérable , plus encore au dehors qu'au milieu de Tenceinte même. Les spectacles aérostatiques ont eu 5 de tout temps , le don d'intéresser vivement les parisiens.

Pendant le gonflement . Y Hirondelle , un petit ballon qui devait accompagner le Pôle Nord . fut pris par un coup de vent, et réduit instantanément en pièces. Le public s'aperçut à peine de cet incident.

Le départ du Pôle Nord , retardé par plusieurs circonstances indépendantes de la volonté des aéronautes , ne put avoir lieu qu'à six heures quarante-cinq minutes. L'aérostat emportait neuf voyageurs : Gaston Tissandier, Wilfrid de P^onvieUe, Albert Tissandier, le docteur Tardieu, Sonrel, Tournier, Mangin , Moreau , Menue.

Presque tous étaient , dès longtemps , familiarisés avec les courses aériennes. Résolus à obtenir de cette ascension , faite dans des conditions excellentes , des résultats utiles à la science, tous s'occupèrent à bord d'observations intéressantes. Chacun avait accepté une mission spéciale , et s'appliqua à la remplir.

Le voyage fut admirable. L'aérostat prit terre , le soir même , après un traînage de quelques minutes, à Anneau, près de Chartres.

" " iBi-ÊE par des revers sans exemple dans ,re histoire, la France, dès 1876, repreit possession d'elle-iuème ; elle poursuit, non sans succès, avec le calme d'une àon injustement frappée, l'œuvre de sa réorganisation administrative , politique et militaire. La confiance en elle-même semblait lui être revenue.

elle avait foi dans les instiLutious qu'elle s'était librement données.

Résolue à suivre avec persévérance les idées de sagesse patriiH tique proclamées par ses mandataires , voulant par-dessus toute chose montrer au monde qu'elle désirait sincèrement la paix , et qu'elle était uniquement préoccupée de son maintien , elle eut alors la pensée généreuse de convier le monde entier à une nouvelle Exposition universelle. Cet appel à l'activité humaine , à la science contemporaine l'ut entendu; les artistes, les agriculteurs , les industriels , se mirent résolument à Tœuvre.

On sait aujourd'hui quels ont été les résultats de cette gigantesque entreprise.

Le 4 et le ly avril 1876 parurent les deux premiers décrets instituant l'Exposition de 1878.

EXPOSITION WH

l'expositiox universelle de 1878. i07

Celte fois encore, comme ea 1867. le llliamp do Mars lut considéré comme le point le plus central et le plus facilement accessible pour ces nouvelles assises du travail : on y adjoif^nit le Trocadéro , qui dut être transformé pour cette mémonible circonstance.

Le plan . parfaitement étudié , et qui nninit tous les suHVages , consistait 5 pour le ( lliamp de Mars , en une vaste surface do 240,000 mètres carrés, flanquée de dômes aux ([uatroanf::los; le i)ont dléna , sensiblement élargi , mettait on communication directe TExposition proprement dite et le palais du Trociidoro , dont Tédilication avait été primitivement évaluée à cincj millicms de francs , et qui en absorba neuf; les quais eux-mêmes , englobés dans Tenceinte . étaient laissés en communication avec la ville par deux tranchées : l'une de vingt mètres de», largeur, sur la rive droite , et l'autre de cinq mètres sur la rive gaucho.

C'est à la (Commission supérieure des Expositions internationales, constituée en 1870. à l'occasion de rouvorlurede I'Exjm)sition do Lcmdres . que fut confiée l'exécuticm des travaux et Texamen de toutes les ([uestions se rattachant à Torganisation.

M. J.-li. Krantz , sénateur, fut (rhargé des fonctions de commissaire-général.

Le temps pressait . on avait devant soi dix-huit mois s«milemenl. Ce qu'il fallut alors déjH^rïsor d'actixito, montrer d(î décision . de dévouement et de zèle , nul ne le sait aujourd'hui , si ce ne sont pourtant roux qui tentent encore une fois, par leurs persévérants efforts . rie renouveler cette tentative, et de créer de toutes pièces une nouvelle I«a position , (|ui ne le cédera en rien à ses devancières.

Dans l'Expositirin rie 1S7H. |r* palais rlu Trr)rîir|érr) , drinl Texécution aVfiit étr* cr^nlir-e n l)a\ir»url et Ifourriais. jriua un rôle utile et sérieux. I^i salh^rlr-^ frètes rpTil n-nlrTUiait , jjr)u\anl contenir rie six a huit mille jiersonnes. tniuva rie précieusr*s ap})licatirms: le>r|r;u\ vjistrrr> giilerir*s rjui i ensr^Irjjipent et criniphîlent sa décordlirjn exUrrieure . n^nrlirent rhîs servir^es qui n'ont pas été

oubliés. \J Histoire du Travail , où se trouvaient groupées les collections particulières les plus remarquables , avait trouvé là un asile admirablement disposé pour la recevoir.

Merveilleusement situé , le palais , dans son ensemble , dominait l'Exposition entière ; on avait là , comme on Taura encore en 1889, un panorama unique au monde.

L'Exposition s'ouvrit le P** mai 1878 , en présence du Alaréchal de Mac-Mahon, Président de la République. Le pays n'a pas oublié cette solennité véritablement nationale, apportant au monde entier la certitude qu'il avait repris enfin , parmi les nations les plus grandes , la place à laquelle il n'avait cessé d'avoir droit.

L'Exposition de 1867 comprenait 52,200 exposants ; celle de 1878 en reçut 52,835 ; la France seule en avait fourni 25,872. Elle donnait ainsi, une fois de plus , la preuve de sa prodigieuse énergie et de sa singulière vitalité.

Nous pouvons bien dire aujourd'hui, que nos voisins furent attérés du relèvement si complet et si prompt d'un peuple qu'ils croyaient a\ oir à tout jamais accablé.

Fermée le 10 novembre 1878 . l'Exposition universelle avait duré 194 jours. Pendant cette période, elle avait reçu plus do 40 millions de visiteurs.

Le chemin de fer lui en avait amené .... 961,947

Les bateaux à vapeur. 3,416,360

Les omnibus et les tramways 27,693.563

Les statistiques n'ont pas relevé le nombre de ceux qui sont venus pédestrement ou par des voitures particulières.

Moins heureuse que l'Exposition de 1867, celle de 1878, ({uel ([u'ait été d'ailleurs son extraordinaire succès , a laissé derrière elle un déficit peu considérable , et dont il est permis de ne pas tenir compte dans une opération aussi colossale et d'une réalisation aussi difficile et aussi rapide. Il est bon de faire remar-

quer, à ce sujet , que lors de sa disparition , Paris a bénélicié , non seulement du palais du Trocadéro , quMl ne possédait pas primitivement , mais encore d'une promenade admirable , autour de laquelle sont venus se masser nombre d'habitations luxueuses , qui ont transformé cette partie de la ville et Font rendue exceptionnellement attrayante.

L'Exposition de 1878 occupait, en y comprenant toutes ses annexes , 750,000 mètres carrés.

10 Mai 1885

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