REMARQUES SUR LA PATHOGÉNIE
Comme le montrent les études expérimentales et les observations cliniques, l’inoculation cutanée de la tuberculose se conforme aux lois générales de l'infection bacillaire.
En effet quels que soient les tissus, ils réagissent au
point de pénétration ou à son voisinage constamment par des lésions spécifiques.
L'aspect de la lésion comme nous l’avons vu est scule-
ment modifié par la quantité plus ou moins grande de
bacilles, par leur degré de virulence ou leur association avec des agents pyogènes.
Pratiquement la loi de Parrot se trouve vérifiée et dans
les faits cliniques l’adénopathie accompagne fatalement
la lésion cutanée. En se basant sur les recherches expérimentales on peut cependant admettre la restriction de Marfan et le bacille peut traverser la peau sans laisser de traces et même déterminer une généralisation. Ainsi il semble que l’on puissse comparer les chancres pulmonaires et culanés en tenant compte toutefois de la différence des tissus où se développe le foyer tuberculeux. De plus il faut noter qu’à la peau l’infection secon-
Rd a
daire à toute chance de se produire, ce qui expliquerait que le chancre ne « subit pas sur place l’évolution régressive qui caractérise Ja tuberculose ». Le processus ulcératif est la règle et la suppuration ganglionnaire constante.
Dans le poumon, au contraire, il est exceptionnel que le noyau pulmonaire se ramollisse et finisse par déverser son contenu purulent dans une bronche. Par contre la lésion ganglionnaire peut suppurer plus souvent. &:
A l'heure actuelle la similitude des primo-inoculations pulmonaires et cutanées ne saurait cependant être défendue avec une rigueur absolue. Certains auteurs pensent que la pénétration .des bacilles par la voie aérienne ne se ferait pas aussi schématiquement qu’on Pa cru en détermivuant un « accident primaire » comparable par exemple à celui de la syphilis. Les lésions pourraient être beaucoup plus diffuses et le « chancre » mal individualisé. à
où
Cf