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Le poids de l'enfant est faible (7 kilogr. 300 à dix mois),
mais on ne constate chez elle aucun autre symplôme anormal, sauf un léger chapelet costal et une rate palpable. L'apyrexie est complète et l'état général satisfaisant. L'image radiographique du thorax est normale. Une preruière cutiréaction pratiquée à la fin de l'été est négative. Répétée huit jours plus tard, elle donne un résultat nettement négatif.
Dans la suite, la lésion subit les modifications suivantes : l’ulcération tend peu à peu à se cicatriser par bourgeonne-
ment du fond et rapprochement des bords. La cicatrisation,
au bout de deux mois, parut à peu près complète, le chancre initial n'étant plus représenté que par une zone déprimée, de coloration cuivrée et recouverte de fines squasmes. En fait, nous n observämes jamais une cicatrisation absolument complète et stable et nous nolâmes toujours, après l’ablation des squames, la persistance d’une petite érosion rouge violacé, saignant facilement.
Les ganglions axillaires augmentèrent légèrement de volume, mais surtout se ramollirent assez rapidement. En même temps, la peau de la région s’amenuisait et perdait sa coloration rosée. Nous dûmes procéder à un drainage filiforme qui permit d’évacuer quelques centimètres cubes de pus grumeleux et mal lié. Une fistule s'établit consécutivement, sans tendance à l'obturation.
Au bout de cinq mois, à la fin de décembre 1927, la situation était la suivante : la cicatrisation de l'ulcération demeurait incomplète, la fistule de l’aisselle persistait D'autre part, l’état général de l'enfant continuait à être relativement satisfaisant : son poids était passé de 7 kg 300 à 8 kg 700. Il n'existait aucun autre signe anormal. pas de fièvre, aucun symptôme de localisation pulmonaire Sur plusieurs clichés radiogiaphiques, l'image thoracique était normale.
Au début du mois de janvier 1929 la mère était décédée. l'enfant fut reprise par son père. Nous avons su qu'à la fin
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de janvier elle fut admise à l'hôpital Bretonneau et mourut dans le service de M! le Dr Guillemot d’une broncho-pneumonie d'apparence banale. L’autopsie ne put être pratiquée.
Obs. IXI (J. HaLLé et P. GARNIER).
L'enfant À. Jean, âgé de 12 mois, est amené à l'hôpital le 5 décembre 1929 parce que depuis quelque temps il a maigri, s'alimente difficilement et que personne ne peut s'occuper de lui au centre d'hébergement.
Il est amené par des voisins, la mère étant en prison à cette date. Nous ne savons rien du père. 2
A son entrée dans le service, l'enfant est dans un état de saleté extrême et présente des lésions très discrètes d'impétigo de la face. La cuti-réaction faite dès le premier jour est négative. L'examen de l'appareil respiratoire est négatif, le foie, la rate paraissent normaux ; l'enfant est pâle, petit et
malingre, pesant seulement 8 kg. environ,
On le met en observation et l'on constate dans les premiers temps qu'il s'alimente relativement bien ; les selles sont normales ; il ne tousse pas, n’a pas de fièvre, restant à 37° matin et soir.
Les lésions d'impéligo s’améliorent rapidement, mais 15 jours après son entrée on constate dans la région temporo-malaire gauche l'apparition d’une lésion minime, d’ une petite exulcération rouge vif, arrondie, mesurant 2 à 3 mm. de diamètre, recouverte d une petite croûtelle. = L'ablation de cette croûte fait saigner la lésion ; le traitement appliqué pour l’impétigo reste absolument inactif et la lésion grandit.
A ce moment l'enfant fait un peu de fièvre, la température “étant oscillante, 37° le matin, le soir 380,5, pendant une huitaine de jours.
. Pendant ce temps la lésion initiale s’accroit rapidement : Le elle double de volume et ne cesse de s'étendre à un tel point qu au début de j janvier 1930 c'est une ulcération d’un centi-
ju
hi,
DU 4 VE de cn à 107 fs
FAT Die mètre de diamètre environ, arrondie, de couleur rouge vif à fond violacé, peu profonde, cependant et gagnant beaucoup plus en surface qu'en profondeur.
Les bords sont assez nets, peu décollés, entourés d’une petite aréole inflammatoire.
La base de l’ulcération n'est pas indurée.
Fait capital, une adénopathie est apparue quelques jours après le début du chancre. Le ganglion prétragien surtout est pris, avec les ganglions carotidiens supérieurs. En trois semaines ces ganglions se sont ramollis, deviennent fluctuants, et permettent la ponction qui est pratiquée le 6 janvier.
Celle-ci donne du pus grumeleux, dans lequel on constate la présence de nombreux bacilles de Koch, tandis que dans le pus prélevé au niveau de l’ulcération, on trouvait seulement des staphylocoques.
Le diagnostic de chancre tuberculeux se trouvait donc confirmé.
La cuti-réaction, pratiquée à nouveau à ce moment, est
cette fois positive.
Devant l'extension de la lésion, sa marche vers la paurpière, un grattage très completest fait à la curette de Vidal, sans chloroforme un fragment est gardé pour l’examen histologique.
Cette biopsie montre des lésions tuberculeuses absolument nettes avec cellules géantes typiques. 74e |
Ceci en date du 22 janvier.
A ce moment, loin d’avoir tendance à se cicatriser Sspontanément, le chancre grandit et s'étend vers la commissure palpébrale. Une conjonctivite apparaît.
D'autre part, la ponction exploratrice du ganglion prétragien a laissé une fistule qui laisse couler un peu de pus.
Enfin l’état général décline — le poids s'est abaïssé d'un kilogramme depuis l'entrée, l'enfant ne pèse plus que 7 kilos.
r f Cependant il ne tousse pas, l'examen des poumons reste négatif, de même que l'examen général.
Depuis le 10 janvier l'enfant présente en plus un panaris périunguéal du pouce gauche qui met longtemps à guérir ; car l’enfant enlève constamment le pansement.
Obs. IV (LESNÉ).
Mile A. est examinée pour la première fois en mai 1925, à l’âge de 13 mois, pour une ulcération suppurante de la région cervicale inférieure gauche. Cette ulcération a débuté 5 mois auparavant, c'està-dire à 8 mois; les bords sont violacés, amincis et décollés, c'est cliniquement une ulcération tuberculeuse.
A 15 mois, une adénitesuppurée de la région cervicale moyenne du même côté fut la signature de la primo-infection cutanée, de même que les adénites cervicales supérieures tuberculeuses indiquent une porte d'entrée buccale ou rhino-pharyngée si fréquente. L'enfant présente en même temps un peu de bronchite périhilaire bilatérale, elle a maigri, a du stridor et du cornage et des poussées fébriles.
L'examen radiographique du thorax décèle une volumineuse ombre hilaire et périhilaire droite sans rien d'apparent dans les champs pulmonaires, à distance du hile.
La nature tuberculeuse de ces lésions s'impose, du reste la cuti-réaction est phlyctépulaire, une biopsie praliquée au niveau de la plaie cervicale montre des follicules tuberculeux avec cellules géantes ; le pus de cette plaie renferme des bacitles de Koch à l'examen direct et le pus ganglionnaire inoculé au cobaye donne un résultat positif. -Cette enfant dont les parents sont très bien portants avait été contaminée par une domestique atteinte de bacillose- pulmonaire et qui avait vécu avec elle pendant un an.
Sous l’influence de la radiothérapie et du traitement géné- ral (cure de montagne, cure marine, héliothérapie, viande
Sr Re
crue) la petite malade s’est progressivement améliorée, elle ne tousse plus, n’a plus de fièvre, et à 6 ans elle pèse 20 kgr. 300. La radiographie ne montre plus que quelques ganglions calcifiés au niveau du hile.
Obs. V (résumé) (Dieu).
I s’agit d’un enfant de 2 ans qui 8 semaines après une cuti-réaction négative présente une lésion de la peau du dos avec adénopathie correspondante Cette lésion de la peau se présente à l'examen histologique comme une lésion tuberculeuse, D'ailleurs la cüti-réaction devient positive et l’auteur suppose qu'il s’agit là d’une lésion d’inoculation primaire de la tuberculose due probablement à l'infection d'une lésion d’impétigo par des bacilles tuberculeux. La mère était tuberculeuse.
Obs. VI (résumé). P£xu et Durour.
C’est le cas d’un nourisson ayant présenté un chancre d’inoculation placé au-dessus du sourcil droit avec une adénopathie préauriculaire puis ‘carotidienne qui suppura deux ans, puis parut s’éteindre en restant ainsi cantonnée au territoire lymphatique du cou où l'infection ganglionnaire laissa de nombreuses cicatrices cutanées. L'inoculation avait été dans ce cas la conséquence d’une habitude du bébé de frotter son front contre le corsage d'une domestique tuberculeuse.
Obs. VII (résumé). Micra et DELARUE.
Enfant E. Picrre, âgé de 7 mois, chanere luberculeux du pavillon de l'oreille gauche. Aucun traumatisme local n'a été remarqué antérieurement à l'opposition de la lésion tuberculeuse. Les conditions de l'inoculation n'ont pu être précisées, sinon que l'enfant à pu être embrassé par deux personnes mortes ullérieurement de tuberculose pulmonaire. Le chancre s’est présenté sous forme d'une lésion de
tr
1 centimètre de large sur un demi de haut, de couleur jaune cuivrée, recouverte de fines squames blanches et sèches, légèrement papillomateuse et infiltrée. Quatre semaines après, une adénopathie prétargienne était visible qui évolua vers la suppuration. L'inoculation de la sérosité ganglionnaire a été positive chez le cobaye et la cuti-réaction à la tuberculose s'est montrée positive trois mois après le début clinique. e
Obs. VIII (résumé) WAHLGREN.
Enfant À. G. A. âgé de 7 ans, se blesse la plante du pied gauche en marchant sur une bouteille cassée qui paraît d'abord évoluer normalement, puis 15 jours après apparaît infectée et compliquée de Iymphangite, avec formation ultérieure d’un abcès de voisinage qui doit être incisé. La plaie primitive ne se cicatrise pas; à son niveau les téguments sont infiltrés. on y voit des granulalions molles. Par ailleurs, les ganglions se sont infectés. La cuti s'est montrée positive un mois et demi après le début de la maladie.
L'inoculation au cobaye du pus ganglionnaire a été positive. La biopsie au niveau de la plaie et des ganglions à montré des lésions tuberculeuses typiques avec présence de B. K. La lésion cutanée locale a été traitée par grattage et par des applications de R. U. V.
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