‹ Le Chancre Cutané TuberculeuxChapitre 8 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les primo-infections cutanées tuberculeuses se voient beaucoup plus souvent chez l'enfant que chez l’adulle. Les cas en sont cependant peu nombreux : « de tous les organes du corps humain la peau est celui qui offre les conditions les moins favorables à la fixation, à la pénétration, à la multiplication des bacilles » (Calmette).

Le chancre d'inoculation apparaît comme une lésion particulièrement intéressante à étudier du point de vue de la pathologie générale car il met sous les yeux au niveau de la peau un processus morbide sans doute comparable à celui par lequel se fait habituellement au sein du parenchyme pulmonaire l’inoculation de la tuberculose humaine.

D'autre part il survient dans l'énorme majorité des cas chez l’enfant dont l’organisme est vierge de tuberculose et chez lequel on va voir consécutivement se développer les réactions allergiques.

Là, comme dans toutes les tuberculoses infantiles, intervient le rôle étiologique des semeurs de bacilles au contact desquels $se multiplient les chances d’inoculation encore qu’une porte d’entrée soit nécessaire au

B. — Les recherches expérimentales ont montré d'autre part quels étaient les facteurs inhérents au bacille de Koch eux-mêmes dont dépendait la réaction morbide.

a) La quantité de bacilles joue un rôle certain.

Podwissotzkaya et Linnikowa dans leurs recherches sur la « capacité de résistance de la peau au point de vue expérimental contre Île bacille tuberculeux » sont arrivés aux conclusions suivantes. Ils ont effectué des frictions de la peau des cobayes avec des produits tuberculeux plus ou moins riches. En usant de petites quantités de bacille de Koch la peau ne subit aucune modification, l’emploi de doses plus forte détermine l’apparilion de nodules accompagnés d’une adénile régionale, les doses massives provoquent des ulcérations avec une grosse réaction ganglionnaire et finalement une généralisation tuberculeuse. Ces conslalalions sont en accord avec les idées générales que nous avons entendu émettre par le Pr Jadossohn sur les rapports existants entre la quantité de bacilles et le processus histo-pathologique. |

b) La qualité du produit pathologique servant à l’inoculation a aussi son importance. Oumansky, dans sa thèse, a montré qu’il existait des souches de bacilles tuberculeux de virulence plus ou moins grande déterminant des réactions différentes et les recherches d’Arloing ont mis en évidence le rôle favorisant des pyogènes associés au bacille de Koch. =

En définitive la lésion produite aura les caractères généraux que nous décrirons plus loin et qui définissent

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le chancre luberculeux, mais on peut dire que la tendance ulcérative sera d'autant plus marquée que le matériel expérimental contiendra des bacilles nombreux, virulenis, associés à des microbes banaux.

Cependant il semble que le chancre puisse ne pas apparaîlre toujours fatalement. Courmont et Lesieur, Karl Fracnckel ont vu que parfois pouvait s'effectuer le passage des bacilles sans que ceux-ci ne laissent localement une trace ou une réaction ganglionnaire régionale.

Et cependant le virus s’est localisé au poumon ou a déterminé une infection généralisée,

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