SIGNES PHYSIQUES
A l'examen, on peut constater un écoulement nasal qui provoque souvent un érythème léger de la lèvre supérieure du côté malade et parfois de la folliculite nasinaire ou sous-nasinaire.
Si le chancre est peu profond, l’aile du nez est repoussée en dehors et l’orifice narinaire agrandi.
S’il est profond et peu saillant, il n’y a quelquefois aucune déformation extérieure ; parfois, au contraire, la paroi latérale du nez est repoussée en totalité et le malade fait remarquer cette saillie; on a souvent une tuméfaction en masse des téguments. Cette tuméfaction est due à la compression venant du chancre et surtout aux phénomènes de lymphangite qui se manifestent par une infiltration de la peau, de la chaleur et de la douleur ; elle peut à elle seule révéler l’existence d’un chancre des parties profondes. La paroi latérale du nez est généralement légèrement cartonnée ; l’infiltration s’étend parfois jusque sur la joue.
Dans un cas du Dr THIBIERGE «non seulement la narine gauche formait avec le lobule une masse résistante et presque cartilagineuse ; non seulement le nez était hypertrophié en totalité et couvert d’une rougeur livide, mais encore la lèvre se présentait augmentée de volume et la rougeur se prolongeait sur les 2 joues en remontant jusqu’à
linsertion des paupières qui étaient œdématiées, en sorte que l’impression première à la vue d’une telle lésion était celle d’un érysipèle. »
(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 18 avril 1894.)