‹ Le chancre de la muqueuse pituitaire et en particulier sa forme latenteChapitre 17 sur 40 · CAS D’OBSTRUCTION NASALE · texte numérisé non relu

CAS D’OBSTRUCTION NASALE

L’examen de la muqueuse du nez montre une fosse nasale normale et l’autre obstruée, uniformément rouge et tuméfiée ; la cloison et le cornet inférieur viennent au contact l’un de l’aütre. Le tout est recouvert de muco-pus qui empêche de voir le chancre.

Pour apercevoir le chancre, il faut pulvériser une solution d’adrénaline-cocaïne : la muqueuse normale pâlit et se rétracte; seul, le chancre garde sa coloration et son relief.

Le chancre apparaît sous des aspects différents suivant qu’il est peu ou largement ulcéré et suivant son infiltration. C’est toujours une tuméfaction dure, tendue, lisse, rouge, à contours réguliers, arrondis, ovalaires. S’il y a ulcération, celle-ci est recouverte de quelques croûtes et d’un exudat adhérent. L’ulcération est à bords relevés, non déchiquetés, mais quelquefois, l’érosion est en saillie comme un ulcère surélevé.

Au doigt, on trouve une rénitence élastique, dure, indolore, qui ne saigne pas, sauf au niveau de l’ulcération.

Pas de lésions osseuses ou cartilagineuses: la lésion n’intéresse que la muqueuse.

Le chancre a un caractère particulier, celui de résister à l’action de l’adrénaline-cocaïine alors

que la muqueuse voisine se rétracte en pâlissant. Dans la forme latente, comme ce fut notre cas, la muqueuse n’était pas modifiée autour du chancre.

ADÉNOPATHIE

L’adénopathie est une adénopathie syphilitique typique. Les ganglions sont plus ou moins gros, nombreux, réguliers, durs, mobiles, indolores ; le plus haut placé est plus gros que les autres.

Parfois existe de la péri-adénite avec liaison des ganglions entre eux et aux tissus voisins, inflammations et douleurs. Cette inflammation est peutêtre l’indice d’une infection locale surajoutée.

Les ganglions intéressés sont les ganglions latéraux et rétro-pharyngiens, cervicaux profonds, de

puis la base du crâne jusqu’à la partie moyenne du cou.

RECHERCHE DU TRÉPONÈME

Le seul signe pathognomonique et qui à lui seul fera le diagnostic sera la recherche du tréponème.

Cette recherche se fait de la façon suivante: On nettoie la lésion cutanée ou muqueuse à l’aide d’un coton imbibé de sérum physiologique. On grattera ensuite le bord de la lésion avec le dos d’un bistouri et on attendra qu’apparaisse une sérosité dont on recueillera une goutte qui sera examinée entre lame et lamelles ou dont on fera un frottis.

On peut également remédier à l’exsudat et le diluer dans le sérum physiologique.

On pourra rechercher le tréponème ensuite, soit directement à l’ultra microscope, soit après coloration des frottis.

Roi

RÉACTIONS SÉRIQUES

On complètera l’examen par des réactions sériques : réaction de BORDET WASSERMANN, de HECHT, réaction de précipitation ou de floculation, benjoin colloïdal; étude du liquide céphalo-rachidien, lymphocytose, hyperalbuminose, réaction de Wassermann et Benjoin colloïdal.

Page 1