‹ Le chancre et les syphilides cutanées et muqueuses et le traitement généralChapitre 20 sur 72 · MICROBIOLOGIE DE LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

MICROBIOLOGIE DE LA SYPHILIS

filtrer des tissus syphilitiques, pensant qu'il s'agissait peut-être d'un microbe invisible. Ces tentatives furent également vaines.

Cependant, des recherches récentes dues à MM. Schaudinn et Hoffmann permettent de penser qu'après tant d'essais infructueux, on est enfin parvenu à découvrir le micro-organisme de la syphilis. Ces auteurs avaient entrepris des recherclies microscopiques dans le but de contrôler les travaux de Siegel, qui avait décrit, dans le sang et les exsudations des syphilitiques, un protozoaire minuscule. Au cours de ces recherches, M. Schaudinn fut frappé parla quantité de spirilles que Ton rencontrait dans les produits syphilitiques. Son attention fut particulièrement attirée par des spirilles faiblement colorés et d'aspect particuHer. Ces derniers se distinguent par leur petitesse, leur forme en tire-bouchon, leur difficulté à se colorer, d'une autre forme de spirille qu'on rencontre très fréquemment sur les lésions des organes génitaux. M. Schaudinn donna au petit spirille le nom de spirochœte pallida ^ et au gros spirille banal celui de spirochœte refringeiis.

* Le microorganisme découvert par Schaudinn est dénommé par l'auteur Spirochœte pallida, a reçu ensuite du même observateur le nom de treponema pallidum, en raison de certains caractères zoologiques qui le dilTérencient du genre spirochœte. Nous conserverons cependant le nom de spirochœte pallida. plus connu que celui de treponema pallidum.

Sur vingt-aix cas de syphilis, M. Schaudinn et ses collaboraleurs, MM. Hoffmann, Gonder etNeufeld ont « toujours trouvé les spirocliètes pâles, quoi<|ue souvent en très petite quantité» [Schaudinn). MM. Metch-

nîkoff et Roux, dans des recherches confirmatives pratiquées sur des singes, ont rencontré le spiroclièle paie quatre fois sur six cas examinés.

Le spii'ochète de Schaudinn présente les caractères morphologiques suivants :

D'une extrême ténuité (à peine un demi-millième de millimètre de large), le spirochète présente une

Page 1