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II. Recherche du spirochète pale dans les coupes d'organes

Méthode de Levaditi :

Cette métiiode, toute récente, inspirée des procédés qu'emploie Ramon y Cajal pour colorer les fibrilles

MICROBIOLOGIE DK LA SYPHILIS 79

nerveuses, est une modification de la méthode de coloration des spirilles dans les coupes, de Bertarelli, Volpino et Bovero. En voici la technique :

l"" Des fragments d'organes, ayant environ 1 millimètre d'épaisseur, sont fixés dans une solution de formaline à 10 p. 100 pendant vingt-quatre heures;

2'' Lavage et ruissellement dans Talcool à 96^ pendant vingt-quatre heures ;

3° Lavage à l'eau distillée pendant quelques minutes, jusqu'à ce que les morceaux tombent au fond du récipient;

4° Imprégnation dans une solution de nitrate d'argent de 1,50 à 3 p. 100 (préférer la solution à 3 p. 100 pour les biopsies) pendant 3 à 5 jours, à une température de 38'' ;

5** Court lavage à Teau distillée et réduction ultérieure à la température de la chambre, pendant vingtquatre à quarante-huit heures, par la solution suivante :

Acide pyrjgallique 2à.4p.l00

Formol 5 ce.

Eau distillée 100 ce.

6"* Lavage à l'eau distillée, déshydratation à l'alcool ; xylol, paraffine et coupes (5 jjl au maximum).

7** Coloration des coupes par un des procédés suivants :

a. Mélange de Giemsa pendant quelques minutes.

lavage à l'eau, différenciation à Talcool absolu additionné de quelques gouttes d'essence de girofle, éclaircissement à l'essence de bergamote et au xylol, montage au baume du Canada.

b. Solution concentrée de bleu de toluidine, différenciation à l'alcool additionné de quelques gouttes du mélange éther-glycérine (Unna), éclaircissement à l'essence de bergamote, xylol; montage au baume (Manouélian).

On obtient ainsi des préparations, où les spirochetes apparaissent en noir plus ou moins foncé, les noyaux des cellules en bleu, et la substance fondamentale du tissu conjonctif ou musculaire en vert.

Les recherches confirmatives, entreprises par un grand nombre d'observateurs, rendent de plus en plus probable la spécificité du spirochète de Schaudinn et Hoffmann, dont Bordet et Gengou avaient autrefois déjà constaté l'existence, mais dont ils n'avaient pas compris le rôle dans l'étiologie de la syphilis. Peu à peu les méthodes de recherche se précisent, s'améliorent, et l'on peut prévoir que bientôt la constatation du spirochète sera d'un grand secours dans un certain nombre de cas de diagnostic difficile.

Avant la découverte de Schaudinn et Hoffmann, certains observateurs, beaucoup plus avisés que ceux qui pratiquaient des recherches stériles sur l'homme.

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