‹ Le chancre et les syphilides cutanées et muqueuses et le traitement généralChapitre 47 sur 72 · DE LA LANGUE · texte numérisé non relu

DE LA LANGUE

Les productions scléreuses et gornmeuses de la langue sont fréquentes, un peu plus fréquentes même, d'après la statistique du professeur Fournier, que les lésions analogues du palais et de Tisthme du gosier.

Elles dérivent les unes et les autres, scléroses et gommes, du même processus histologique. J'ai déjà dit, en efïet, à propos des gommes sous-cutanées, que les néoplasies syphilitiques étaient toutes, au début, formées d'une accumulation de cellules embryonnaires en prolifération excessive. Cette prolifération peut aboutir à deux évolutions différentes : tantôt à l'organisation conjonctive et à la sclérose ; tantôt au ramollissement, à la nécrobiose, à la gomme.

Sur la langue, la première évolution est.de beaucoup la plus fréquente : les lésions scléreuses ou la glossite scléreuse sont plus fréquentes que les gommes. La vraie lésion syphilitique tertiaire de la langue, c'est la sclérose. Parfois, celle-ci s'associe à la

gomme, pour constituer la'glossite scléro-gommeuse.

Ces lésions linguales, dans leur ensemble, sont beaucoup plus fréquentes chez Thomme que chez la femme : on peut dire que, chez cette dernière, elles sont exceptionnelles. On a invoqué, pour expliquer cette différence, Tinfluence pathogénique secondaire du tabac et de Talcool ; je ne nie pas cette influence, tout en trouvant qu'elle ne suffît pas à expliquer la disproportion des scléroses linguales dans les deux sexes.

Il V a donc à étudier successivement :

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