OBSERVATION VIII
« Une autre femme avait une othorrée, Elle a porté dans l'oreille en se grattant du pus qui provenait d’un chancre des parties génitales, ce qui a changé en un chancre l’ulcération légère qui existait dans le conduit auditif interne. »
M. Diday, de Lyon, a vu, chez une jeune fille de 49 ans, une ulcération de la lièvre inférieure, qui offrit les caractères et eut la durée d’un chancre primitif. Cet ulcère persista pendant un mois. [l n’était pas induré, ne développa dans la région sous-maxilluire aucune adénite, et n’a pas été suivi d'accidents constitutionnels.
M. Clerc a observé un fait analogue, que nous reprodui: sons textuellement.
OBsERVATION IX.
« Chez une femme du demi-monde qui nous consultait pour une affection du cœur, notre attention fut attirée par la présence d’une cicatrice siégeant sur le bord libre de la lèvre inférieure, très-exacte. ment sur la ligne médiane. Nous apprimes que cette cicatrice résultait d’une ulcération qui avait duré près de deux mois, n'avait donné lieu à aucun engorgement des ganglions sous-maxillaires, et suriout n’avail été suivie d'aucun des symptômes de la syphilis généralisée; circonstances dont nous nous assurâmes par de nombreuses et minutieuses questions. M. Demarquay, plusieurs fois consullé par la malade, avait diaguostiqué un chancre. »
M. Puche, l’ancien médecin du Midi, a publié une observalion de chancre céphalique non infectant qui présente toutes
les garanties possibles d'authenticité, venant d’un homme Labarthe. 1
qui, en 4837, ne croyait pas à son existence, n’en ayant jamais rencontré dans sa longue carrière; la voici toutentière :