‹ Le chant "authentique" du credoChapitre 16 sur 35 · TABLEAU VIII · texte numérisé non relu

TABLEAU VIII

Les neuf cadences spondaïques A.

Cré- do /

num Dé- um

Et ex

Pâ-tre

nâ-tum

h Gé- ni- tum non

fâ-ctum

i l consub-stan- ti-

à- lem

Pâtri

et pro- pter

nostram

(sa-lû-tem)

ce

bb

Cru-

fi- xus f

et- i- am

pro

n6-bis

Et re-

sur-

ré- xit /

ter- ti

di- e

Et

fi'inum

ex

ba-3

spé-cto

/ ptisma

re-surre Cf. Tablea

ctiu 17/,

dnem

derniïre Iiçn<.

Deux faits généraux à faire ressortir de ce tableau :

i° La connexion intime qui existe entre l'intonation mi-fa et la cadence sol-mi;

2° La connexion étroite qui existe entre la cadence sol-mi et l'incise de liaison.

Premier fait. — Il n'y a qu'à regarder le tableau pour constater que le premier membre de phrase, lorsqu'il aboutit à une cadence spondaïque, est toujours privé de récitation. La même absence de récitation s'est déjà montrée au Tableau VII des cadences dactyliques, mais à titre d'exception, trois fois sur douze; ici, c'est la règle invariable.

Par suite de cette suppression, l'intonation et la cadence fa-ré-mi-fa-sol-mi ne font plus qu'un seul et même dessin mélodique et rythmique, ce que le rythmicien ne devra pas manquer de faire ressortir.

Pour cela, il n'y a qu'à respecter texte et mélodie qui se calquent exactement l'un sur l'autre. A toutes les lignes, la mélodie laisse au mot :

« à) Sa forme mélodique (accent aigu, accent grave);

b) Sa forme dynamique (croissante et décroissante) ;

c) L'élan rythmique qui caractérise les premièfes syllabes des mots latins, et la déposition de ce mouvement sur la dernière syllabe. » {Pal. Mus. t. vu, p. 2 12.)

Comme aux lignes 4, 5 et 6 des cadences dactyliques, tous les éléments se concertent pour donner au mot latin son unité et sa vie, et lui laisser sa physionomie naturelle. Mais cette fois toutes nos incises spondaïques musicales sont ainsi moulées sur les mots :

Ordre rythmique Ordre dvnamique

Ordre mélodique -

Cré- do Et ex Pâ- tre Gé- ni- tum non fâ- ctum, etc. etc

La cadence baptisma a été analysée ci-dessus, p. 25.

Second fait. — L'enchaînement entre la partie mélodique, t-ii, que nous venons d'étudier et ce qui suit, 12-17, se feit aussi sans solution de continuité, sauf, peut-être, dans deux textes : ligne 3, fâctum, et ligne 8, exspéclo, où un léger retard peut être marqué. C'est pourquoi un simple touchement sur le mt'-xi suffît généralement à marquer le rythme; le texte lui-même nous invite à ne pas nous arrêter. Nous ne blâmerions pas ceux qui préféreraient ne pas faire de mora vocis après fâctum et surtout après exspéclo : il y a pleine liberté; mais en pratique on doit choisir.

Chacune de ces lignes ne fait donc qu'un seul membre de phrase complet, fortement noué dans toutes ses parties, qu'il faut chanter d'un seul jet. Le sentiment d'arrêt provisoire, si perceptible dans la plupart des cadences I dactyliques, disparaît complètement dans presque toutes les cadences spondaïques.

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