CHAPITRE II. PREMIER MEMBRE MÉLODIQUE
Un fait capital se dégage de ce tableau d'ensemble : c'est que vingt-trois fois sur vingt-quatre un accent tonique succède immédiatement aux notes mi-fa de /'intonation.
De là, deux règles certaines : L'une, positive.: Un accent tonique doit toujours coïncider avec le sol-j qui suit immédiatement l'intonation; l'autre, négative : Un accent tonique ne peut jamais coïncider avec le fa-4 de l'intonation. — Avec ces deux règles, les quatre formes de l'intonation s'expliquent très simplement. Deux notes essentielles, mi-fa, en sont la base.
Ligne 1. — Une seule syllabe avant /'accent réclame la contraction, ou réunion en un seul groupe des notes fondamentales mi-fa; car les règles interdisent de chanter :
factô-rem et î- terum ventûrus est
La règle positive veut un accent sur le sol-5 : or, dans l'exemple précédent, il n'y en a pas; la règle négative ne veut pas d'accent sur \efa-4 : or, \efa-4 porte un accent. Ce n'est pas faute de syllabes que l'auteur a groupé deux notes sur la première, puisque le texte Et iterum en compte sept ou huit.
Ligne 2. — Deux sy/labes avant /'accent s'adaptent aux deux notes mifa, et les deux règles sont sauves.
Ligne 3. — Trois syïïabes avant /'accent exigent une addition à la mélodie : le ré-2 est une note prosthètique ou initiale, ajoutée au début d'un type mélodique grégorien.
Ligne 4. — Quatre syllabes avant l'accent demandent deux notes prosthétiques ; ce sont/tf et ré.
Est-il besoin de faire remarquer que ces additions n'alourdissent pas la mélodie, qu'elles lui donnent au contraire plus de vie et d'entrain : pris de plus loin, le mouvement mélodique et rythmique ne s'abaisse un instant que pour s'élancer plus vivement vers son but, vers l'accent. Faire ressortir la syllabe accentuée, lui conserver son acuité mélodique naturelle — aculus accentus — , sa légèreté, son élan rythmique, tel a été le dessein manifeste du compositeur dans l'organisation si intelligente de toutes ces intonations.
Ligne 5. — Cette ligne contient la seule exception aux règles exposées jusqu'ici. Il est évident que la forme syllabique, Qui propter nos, a embarrassé le compositeur; car il n'a pas pu placer un accent tonique réel sur le sol-f d'accent; il s'est contenté d'un accent secondaire, presque fictif, deuxième syllabe du mot profiter. Ce fait n'est pas sans exemple dans les mélodies grégoriennes, surtout chargées de notes, lorsque surgit la même difficulté d'adaption
§ 2. — RÉCITATION SUR LE Soi (Col. III).
L'intonation mi-fa est toujours suivie, dès que le texte est suffisant, de la récitation sur le sol. *
TABLEAU V Intonation mi-fa. — Récitation et Cadences.
Ier Membre du tableau phraséologique, Cadence A.
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rd Et in
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mi- num
e Et ex
Pd-
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h Gé-ni- tum non
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iterum venturus est cum
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Spîritum Sânctum
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Cad.
3« Membre du tableau phraséologique, Cadence D.
Cad.
. fa-
cto- rem
caé- li et ter- rae.
[stram] sa-
Id- tem de-
scén- dit de caé- lis.
. eu- jus
re- gni
non é- rit fi- nis.
. qui ex
Pâ- tre Fi-li-