‹ Le chant dans l'Ordre séraphiqueChapitre 15 sur 53 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

autres en font foi. Les rares variantes, que peut-etre on signalera de place en place, ont trop peu d importance & de valeur pour mériter l'attention ; en tous cas elles ne prouvent rien contre notre assertion. Chacun de nos leéteurs peut s'en rendre compte ; la plupart des manuscrits sont du domaine public dans les bibliothèques nationales ou régionales.

C'est pourquoi, dès l'origine de l'Ordre, le plain-chant, en usage alors dans toute l'Église, fut universellement admis. Nos Constitutions générales, pour prémunir dans la suite contre l’idée de tout changement, décrétèrent à plusieurs reprises l exécution du chant ecclésiastique a l'exclusion de tout autre. Qu'on relise la lettre du Ministre général à l’issue du Chapitre de Metz, & communiquée à tous les Supérieurs provinciaux : ...Præter idsolum, quod ordinarium missalis et breviarium a Fr. Aymotie s. rec., prœdecessore meo, pio correct uni studio, et pei Sedein apostolicam confirmatum et approbatum postea nibilominus per Generale Capitulum, noscitnr continere, ut nibil omtiino tu cantu... in choro decantari... permittatis *. A Assise, en 1304, moins d'un siècle après la naissance de l’Ordre, il fut statué quod eau tus ecclesiasticus servetur, à Teini, en 1500, quod novitii debeant erudiri tam in litteris quant in cantu et officiis celebrandis a magistro. Les Chapitres généraux de Rome, 1386, 1600, contenaient des dispositions analogues. Nous nous en voudrions de ne pas joindre ici le témoignage si autorisé du Fr. Dominique de Gubernatis. Parlant en effet du chant grégorien, de l’audition des confessions des fidèles & de l'assistance des Frères aux funérailles, cet auteur nous rappelle que ces différents points furent généralement en usage dès 1 origine de l'Ordre... solutn admoneo heee omnia ab Ordinis initio fuisse per Minoritas generalifer exercita prout legimus 111 Cbronicis, et in Annalibus... Un peu plus loin il ajoute

HISTOIRE

que des miracles bien authentiques confirmèrent ces pratiques. De funeralibus etiam Defntidlorum et de canin gregoriano in Ordine Minor uni patere potest in eisdetn Chronicis et Annalibus, ex autbeniicis miraculis, quœ in bac materia ab initio , prœsertim in Hispania contigisse leguntur ... Enfin dans un dernier alinéa de Gubernatis fait mention du chant figuré, proscrit par les Généraux de l’Ordre & les Constitutions propres à la Réforme... et contra cantiim fradium per Generales Ordinîs aïque per proprias Reformatorum Constitutiones graviter interdiclum Petrus Manerus, Mini s ter General is gravissime scripsisse legitur in Archivio Matritensi 1 . . * ,

. f 1 Or bis se -

Le Er. Thomas Montalvo répète les mêmes ordonnances, rapb,, üb. ni, souvent réitérées du reste. « In nostro Ordine omnino ^ XXX, E' 4 , > 5 -

, i• j , , „ Romæ, 1682.

excludi debet cantus figuratus, juxta sua Statuta ab antiquo ordinata, & denuo de mandato Benedidi XIII

ordinatum fuit in Capitulo mediolanensi 1729 pro utraque Familia, num. 6, quod excluso omni alio genere cantus in ofificio divino & missa conventuali solum adhiberetur cantus gregorianus 2 . » * sua. Ord.

Au témoignage de notre Père Wadding, on proscrivit Min. c. xm, a. même l'emploi des instruments à corde dans nos chapelles. Madrid

« On concède l'emploi de l’orgue, parce qu'il est grave & religieux & parce qu'il ne favorise pas autant la vanité

que lès autres instruments : ainsi raisonne le Fr. de

Melfi : Concedihir organum, quia grave et religiosutn est,

nec adeo vanitati servit ut alia instrumenta 3 . L’orgue 3 comment

toutefois est destiné avant tout à accompagner le chant & stat. Ord.

non à le remplacer. L’usage de faire alterner une phrase vêîfêt' 1664"

par 1 orgue « nuit à l’élan, fait languir le chœur, & laisse 4

toujours plus ou moins d'hésitation au moment de la

reprise des voix *. » 4 u cbant

Enfin le P. de Melfi continue ses explications par cette ^‘ s es '

„ ... r l’abbé Sabou-

remaïque : « txcessum in musicts instrumentis, in cantu rht

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