CHAPITRE DEUXIÈME
RESTAURATION ET TRADITION
Du nouveau ne serait-il pas préférable ?
La réponse est toute dans ce texte de S. Cyprien : Nil innove fur nisi quod traditum est. Nous avons une tradition, nous le verrons plus loin ; nous la devons préférer à tout le reste. Les ouvrages récents, publiés il n’y a que quelques années, sont.tous plus ou moins en contradiétion, non seulement avec nos anciens chants, mais même entre eux ; c'est ainsi que telle officine que nous ne nommerons pas a fait paraître deux éditions, qui ne concordent pas, bien qu’on y lise en tête, de l’une d’elles au moins : Concordat cum originalibns. Nous rendons hommage aux auteurs qui ont fait ade d’obéissance pour satisfaire a la nécessité locale, nous ne pouvons cependant adopter leurs œuvres, puisque nous avons pu recueillir nos documents anciens. Ce que nous avons collationné nous pourra suffire amplement ; le nouveau ne répondrait pas au but qui nous a fait entreprendre ce travail, & nos Provinces seraient déçues dans leur légitime attente. '
« Nous patienterons autant qu'il le faudra, nous disaiton il y a peu de jours, mais de grâce évitez les emprunts