ÉPILOGUE
Muses sacrées, Anges des saints cantiques, portez sur vos ailes d’azur, allez porter ces pages à tous les coins de l’Univers. Qu’elles répètent aux enfants du Séraphin d'Assise l’écho de la divine théologie : Laits vocaJis ad hoc necessaria est ut ajfeftus bominis provocetur in Deutn 1 ; quelles leur disent bien que ideo salubriter fuit institutum, ut in divinas laudes cantus assumerentur ut ani/ni infirmorum magis provocarentur ad devotionem
Allez donc, petites pages, allez au nom de Dieu & de saint François, allez & dites à tous les Frères Mineurs qu’ils sont les Troubadours du Très-Haut! NOS SU MUS JOCULATORES DO MINI.
Lettre de Monsieur G. COUTEAUX
Maître de Chapelle du couvent de Saint-Antoine A de l’église Saint-Joseph (des RR. PP. Passionistes)
Mon cher Père,
J’ai lu avec le plus grand soin votre ouvrage : Le Chant dans l'Ordre Séraphique. Je le trouve remarquable & intéressant surtout pour deux raisons. i° Au point de vue général, il est d’une sincérité absolue. Vous dites ce que vous avez vu, ce qu’il vous a été donné de contrôler.
2° Au point de vue purement musical, il s’adresse bien aux vrais musiciens, qui peuvent tant, tout peut-être, pour la remise en valeur & en vigueur du véritable chant sacré.
On semble trop, dans certains milieux surtout, oublier, comme de parti pris, hélas ! que la musique, sacrée ou profane, étant avant tout & toujours de la musique, c’est aux professionnels de cet art que l’on devrait s’adresser; ce sont eux qu’il faudrait
intéresser à la question ; bien au contraire semble-ton les en écarter avec une sorte de dédain, parfois trop caractérisé & d’un goût souvent douteux.
Votre travail, je n’en doute pas, mon cher Père, trouvera auprès des gens sérieux & sincères l’accueil qu’il mérite.
Agréez...
G. Couteaux,
Maître de Chapelle du couvent de Saint-Antoine & de l’Église Saint-Joseph (des RR. PP. Passionistes).
Paris, ce 25 novembre 1900.