PROLOGUE
Il se passe dans le logis de maître Wilhelm, fondeur renommé. Ni ouverture ni prélude. Après cinq mesures, le rideau s'ouvre sur un . chœur d'ouvriers très brillamment rythmé. Quatre cors, à l'accompagnement, exposent im motif, celui de la
DE VirïCENT d'iNDT II
Fonte (■page 3, mes. 5), qui rappelle vaguement le thème de la Chevauchée de la Tétralogie. Wilhelm devenu vieux n'attend plus pour mourir que d'ache- A'er sa dernière œuvre, une cloche colossale que les ouvriers sont en train de couler dans la cliambre de fonte.
Un second et important leitmotiv apparaît (page •j, mes. i3), dit parles basses. Ce thème joue dans toute l'œuvre un rôle considérable. Il symbolise le Double but de la vie de Wilhelm, l'anéantissement de sa personnalité dans ces deux cultes qui, pour lui, n'en font qu'un : l'Art et l'Amour, la Cloche et Lénore.
Page 8, mes. 7, 8, y, 10, un nouveau thème, celui de la Mort, résonne aux altos sur des tenues de cors.
Avant de rendre son âme à Dieu, Wilhelm, dans un bel andante, évoque les événements de sa vie où les cloches ont joué un rôle prépondérant. De ce regard jeté en arrière découlent les. cinq tableaux suivants. Page 9, trois autres leimotiven apparaissent. D'abord celui du Baptême (mes. 8 et 9), légèrement esquissé par la flûte, puis celui der^AmoH^ (mes. 10 et II) confié au quatuor et superposé à celui du Double but, enfin celui de la Victoire (mes. i4 et i5). Un remarquable fragment orchestral où ce dernier thème apparaît, lancé triomphalement par les trombones, unit le prologue au premier tableau intitulé :