LA MORT
Les principaux événements de sa vie viennent de repasser devant les yeux du vieux Maître. Nous le retrouvons dans son atelier, appuyé à une haute table, dans la même attitude qu'au prologue. Sur de nouvelles paroles le chœur du tiébut reparaît. La cloche colossale, l'œuvre s iprêm', est achevée et Will:elm va mourir. Rien ne le retient plus sur la terre.
Je citerai la phrase : Et ma vie entière... délicatement accompagnée par le violon solo, et Yandante maestoso dont la première mesui'e ramène le leitmotiv du Double but. Ce morceau est d'une beauté grandiose et complète.
Fais, 0 grand Dieu, qu mon âme ravie, Brisant son 1 en corporel, Pa.sse en mo \ œuvre et lui donne la rie. Par un baiser surnaturel !
ao LB CHANT BE LA CLOCHE
Fais qu'en ma belle cloche aux voix mystérieuses,
Mon être transporté,
Célèbre encore l'idéal Beautd !
Et ses splendeurs délicieuses !
Fais entlii que l'Hiiinanitt^,
Goûtant dans l'Art une paix infinie,
Chante à jamais la sublime Harmonie
Et l'éternelle Vérité !
s'écrie le grand artiste, transfiguré par l'approche de la mort qu'il attend l'àme pleine de sérénité. Le rideau se ferme sur un foudroyant tutti où sonnent les notes triomphales du motif de la Victoire.