SIGURD ( R E Y F R
Observons que, dans les ouvrages de la période italienne, tels que ceux de Rossini, Bellini, Verdi, etc., ce cas des deux notes semblables sur la longue et la muette, se présente très fréquemment. Mais il faudrait bien se garder d’en conformer l’exécution à la règle que nous avons posée plus haut; car il était (et il est encore) d’usage dans ces œuvres de remplacer la première de ces deux notes par l’appogiature supérieure, ce qui nous ramène à la combinaison de deux notes différentes comme dans l’exemple précédent (Carmen).
Il arrive aussi quelquefois que les compositeurs écrivent sur la muette une petite note, comme pour indiquer d’une manière encore plus précise leur intention d’en diminuer le plus possible la durée.
Exemple :
et mi-rant son front pâle à cetie sour.ce clai re
DE LA PROSODIE
Dans cette phrase, il faut exécuter la muette comme nous l’avons expliqué et respirer après la petite note.
D’autre fois, enfin, la longueur de la phrase met le chanteur dans la nécessité de respirer après une muette sur laquelle le compositeur n’a pas écrit de note du tout, et cela pour cause d’élision avec une voyelle qui vient immédiatement après.
Exemple :