‹ Le chant théâtralChapitre 29 sur 52 · SONS LIES EN ARPEGES · texte numérisé non relu

SONS LIES EN ARPEGES

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Dès le départ, « appareillez a pour la note du haut.

Articulez votre voyelle et gardez-la, en l'arrondissant, au fur et à mesure que monte la gamme. Partez avec une attitude vocale telle que vous ayez la sensation que vous allez arriver à rexlrémité supérieure de l'arpège, sans heurt, sans changement lj/-iis<jiie de mécanisme, dans une parfaite homogénéité. Commencez relativement piano. Sachez que, à une octave de différence, le nombre des vilirations sonores de la note supérieure doit être environ deux fois plus grand ([ue celui de la note inférieure.

11 faut bien se garder de confondre les sons liés, avec les sons portés, glissés ou coulés, qui sont d'un effet intolérable et ne peuvent s'employer que très exceptionnellement, pour une expression particulière.

Les sons liés doivent se succéder, immédiatement justes, sans interruption, sans différence sensible de timbre. Faites enlrcr une note dans l'autre.

L'harmonium bien joué (cet instrument dcvriiil cire préféré au piano pendant les études préliminaires de la voix) donne exactement ce que le chanteur doit acquérir pour arriver à ce Ici^alo (|ui porta si haut l'ancienne École Italienne. Ceux (|ui ont entendu Riibini, dans un andanlc, af'lirmeiil avoir connu la perfection du chant lié.

« Chantez l'archet à la corde ! » disait Rossini.

« Jouez du violoncelle avec votre voix! >> conseillait Paer.

LE CHAST THEATRAL

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