‹ Le chant théâtralChapitre 30 sur 52 · LE SON TYPE · texte numérisé non relu

LE SON TYPE

Les exercices qui précèdent suffisent à faire connaître une voix. Il est temps de songer à travailler, en sélayant, non plus sur une note quelconque de la tessiture grave, mais sur une note choisie parmi les plus belles, doù partira l'exercice et qui servira de modèle, de note type. M. Faure, qui avait atteint la perfection du mécanisme, conseille un exercice fort ingénieux et qu'il appelle l'app\reillement de l'échelle vocale :

« Dans toutes lesméthoJes de chant, c'est par la note la plus grave d'une gamme, et presque toujours par la gamme à'ut que commence le travail des voix, quelle que soit d'ailleurs la nature de leur timbre; à partir de cette note, l'élève monte diatoniquement jusqu'au nii, au fa, au sol ou au la, selon ses moyens, pour revenir en descendant à son point de départ.

J'admets volontiers cet exercice comme examen préliminaire de la voix, mais non comme moyen vraiment utile à son amélioration.

Si la voix a besoin, pour s'étayer, d'un point d'appui, d'une base solide, cette base ne doit pas se chercher invariablement dans les notes inférieures, car elle peut se trouver placée beaucoup plus haut.

Il est donc indispensable, avant de commencer le travail de la voix et pour éviter aux élèves la perte d'un temps précieux, de s'assurer un point d'appui et d'arriver de suite à V appât cUlemeitt du cla\.-ier vocal.

Il faut, pour cela, que l'élève cher(;he, dans l'étendue de sa voix, une note «hoisie de préférence au médium, dont le timbre lui paraisse plus agréable, plus clair, plus sonore et dont l'émission lui soit, avant tout, plus facile que celle des autres notes.

L'élève devra d'abord écouter cette note avec la plus grande attention, afin de se rendre compte du mécanisme qui la produit et de pouvoir retrouver sur la note voisine, plus haute ou plus basse, la sonorité de cette note type.

Supposons que cette note soit un .sv bémol du médium ; pour (|ue le rapprochement entre ce si bémol et le la naturel on si naturel soit plus complet, l'élève devra franchir l'intervalle chromaticjue qui sépare les deux notes, en les fondant le plus étroitement possible par un abaissement graduel de l'intonation et. pour ainsi dire, par co/Mwas, afin que le son qui doit é[re appareillé conserve la sonorité et la couleur de son initial.

Il devra veiller, en outre, à ne faire subira l'appareil buccal aucun dérangement, aucune moditiiatiun.

Vous vous rendez compte que le rapproc/iement consiste à obtenir, entre différents sons, le plus grand rapport possible de sonorité, de volume el iVidrntité (j'eni|)runte encore ce dernier terme à .M l'aure), et à leur donner lr même appui.

Le mot de rapprochement impli({uo une idée de condensation.

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