‹ Le chant théâtralChapitre 5 sur 52 · LETTRE DE M. T.E PROFESSEUR LIVON · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. T.E PROFESSEUR LIVON

Les traites sur le citant ne iiianrjueiit assiiréinent pas. Leurs auteurs les ont écrits de bonne foi et avec la conviction que ce qu'ils pensaient sur la production de la voi.r était la réalité. Aussi, bien souvent, se sont-ils égarés à côté de la question, ce qui fait qu'ils ont raisonné faux.

Le chant, comme vous l'avez parfaitement compris, dépend surtout de la façon déformer et d'émettre le son vocal.

Tout le secret, à mon avis, consiste donc à savoir se servir de son appareil vocal, mais, pour cela, il faut bien le connaître.

Aussi, est-ce avec une grande satisfaction que j'ai constaté, en parcourant le manuscrit de votre ouvrage, que vous vous étiez largement appuyé sur les données de la science anatomique et plu/siologique, et que vous aviez consacré ci la physiologie de la voir et de la respiratiitu un chapitre important.

Avec une hase pareille, le succès de votre <vuvre n'est point douteu.r, car vous avez su joindre à votre grande e.rpérience les données de la science, ce qui permet d'avancer que tous ceux qui suivront vos conseils sont assurés de ne pas faire fausse route.

Aussi je ne crains pas dédire ii tous ceux qui entreprennent l'étude du chant que, avec une luétliode telle (|ue la votre, ils sont sûrs de ne pas «asser leur voix, attendu que vous connaissez parfaitement la conformation et la fonction de l'organe dont vous enseignez le maniement.

C'est donc de la science et non de l'empirisme!

Cordialement à vous,

D' Ch. Livon.

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