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PETIT ÉPILOGUE AUX TOULONNAFS

A mes doubles travaux je veux rester fidèle, Et bien des fois encore, au bruit de la truelle. Dans nos bruyants chantiers, à tous les vents ouverts, Je mêlerai le bruit harmonieux des vers.

Faire aux champs du labeur fleurir la poésie, Travailler et chanter, voila toute ma vie ; Et, sous notre beau ciel vivre avec vous toujours, Voilà tous mes souhaits, voilà tous mes amours.

Ma vie, au sein de vous, coule libre et contente ;

Les royales cités, la fortune qu'on tente,

Les voyages lointains où l'on va recueillir

Des souvenirs puissants que rien ne peut vieillir,

Et la gloire, la gloire, attrayante sirène

Dont chacun veut grossir le cortège de reine,

Rien ne m'éloignera de ces bords radieux

Que baise avec amour le Ilot mélodieux.

Ce bonheur fugitif, qu'un songe idéalise,

Sous notre ciel heureux pour moi se réalise,

Et le vent parfumé qui descend de nos monts.

Les brises de la mer que boivent nos poumons,

Le chant des golfes bleus que nos hivers tourmentent.

Sont la source divine où mes jours s'alimentent.

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