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PETIT ÉPILOGUE AUX TOULONNAIS

Oui, j'aime notre golfe à l'éclatant azur. Chaque pas, sur ces bords, m'improvise un Tibur. Aux caprices des vents je livre mes pensées, Et sur l'aile des vents, ces graves insensées Jusqu'au delà des cieux étendent leur essor, Comme pour y chercher d'autres mondes encor.

J'aime mon beau pays, dont la nature encadre La tète par les monts, les pieds par notre escadre. Archipel de vaisseaux sur nos flots suspendu , Ce bras droit de la France a l'Orient tendu ! Nos vieux quais, abrités contre la mer foraine. Et devenus le seuil de la France africaine ; J'aime, j'aime Toulon, car en lui j'ai trouvé Un peu de ce bonheur qu'enfant j'avais rêvé, Parce que loin de lui l'ennui sombre m'écrase, Parce que son soleil me féconde et m'embrase ; J'aime, j'aime Toulon, et mon cœur et ma voix Ont chanté ses splendeurs une seconde fois.

Mais, je l'avoue encor, mon ardeur est passée. L'âge, en la mûrissant, a vieilli ma pensée, Et ma muse, jadis avec joie arrivant, Hélas ! à mes appels reste sourde souvent :

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