‹ Le chantierChapitre 12 sur 106 · PENSEE · texte numérisé non relu

PENSEE

Oh ! j'aime mon état, je l'aime avec ferveur ! Tout autre m'eût tué, car mon esprit rêveur

Ne connaît rien de beau, d'étrange , Comme de voir passer les oiseaux et l'éclair Au-dessus de ces toits bâtis si haut dans l'air

Que l'homme s'y croit près d'être ange !

Oh ! salut à ces toits, toujours purs et déserts, Où le poè'te entend d'ineffables concerts,

Où son front s'embrase et s'inspire!

Apportés par les vents, les vers mélodieux Qui coulent de son cœur semblent tomber des cieux

Échos de l'éternelle Ivre '.

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