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LE CHEMIN DU CIEL

Vierge des monts, que fais-tu sur ces roche: Où le reptile et l'aigle font leur nid? L'homme toujours redouta leurs approches . Et toi, tu dors sur leurs fronts de granit. Viens sur la mer, quitte ce mont rebelle ! L'horizon touche au séjour éternel .

Et cette mer, si limpide et si belle.

Est un chemin d'azur qui mené droit au ciel.

Viens sur la mer ! Chacun la dit amère, Chacun la craint; mais moi, qu'elle nourrit, Moi , je sais bien qu'infatigable mère , Toujours la mer me berce et me sourit. Vois , de bonheur ma nacelle palpite : Des doux zéphyrs c'est l'amoureux appel. A ses festins cette mer qui t'invite Est un chemin d'azur qui mène droit au ciel.

Ah ! je te tiens, jeune fleur des montagnes Qui de l'amour bravais la grande loi . Qui t'exilais, bien loin de tes compagnes , Sur ces sommets orgueilleux comme toi.

Vois s'avancer ce sanglant crépuscule.

Entends rugir l'ouragan solennel !

Vois devant nous comme le ciel reculé ! La mer, sauvage enfant, ne mène pas au ciel.

Ne pleure pas ! Comme la mer qui gronde, Je serai sourd à ton tardif remord.

Pour le ciel bleu tu désertais le monde ! Moi je t'y mène... etmoi... je suis la Mort. La foudre éclate et l'onde nous submerge ;

Tout, jusqu'aux flots, tout est mensonge et fiel. Viens, dans mes bras, t'endormir, jeune vierge ! Voilà le seul chemin qui mène droit au ciel.

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