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EN PROVENCE

Dans les vallons sans Heurs les torrents débordaient. Et leur fracas tordait les arbres de Laverne. Comme, au choc infernal des ondes de l'Arverne. Dans l'enfer virgilien les damnés se tordaient. Le chêne herculéen et le pin centenaire Penchaient, l'un ses bras nus. l'autre ses rameaux verts Sur la chartreuse antique, où le vent des hivers S'engouffrait, sourd comme un tonnerre.

El nulle voix pleuraient dans le cloître détruit ;

El tous ces blanc- tombeaux couverts de noirs décombres

LES BU INES DE LWi-liNK. Ml

Ou des lois de la mort le poëte s'instruit,

Avec le soir se peuplaient d'ombres.

Et les voix demandaient quels étaient ces débris., Ces colonnes roulant leurs fronts tressés d'acanthes Sous les vastes arceaux, ainsi que le.- bacchantes Ivres des vins romains roulaient sons les lambris :

Pourquoi le souterrain, aux arches colossales. Nouvel Herculanum. dormait enseveli Sous ces herbes sans nom que fait croître l'oubli Sur les mosaïques des salles '!

Et les vents répondaient aux nocturnes esprit- :

Les révolutions, au souffle incendiaire.

Sapant ces monuments, où vos noms -ont inscrits, N'en ont laissé que la poussière.

Et les voix demandaient quels étaient les trésors

Qu'étaient venus chercher les cupides Vandales Dont la main sacrilège avait brisé les dalle- Qui protègent la cendre et le sommeil des mort- : Quelle était leur pensée en violant l'asile I ni l'image du Christ, crucifié pour tous, A chaque pas, voyait tomber a ses genoux

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