MA PENSÉE
Prends l'essor, ma pensée, enfant des vagues bleues!
Va franchir, sans compter les lieues,
Les plaines de l'immensité.
Fends les chemins de l'air, où voltigent les anges, Où l'orage et l'oiseau, loin des terrestres fanges, Mieux partagés que nous, vivent de liberté.
Vole ! Un âge t'attend où les douleurs cruelles
Briseront l'essor de tes ailes,
De tes charmantes ailes d'or, Que l'on voudrait en vain retenir prisonnières