‹ Le chantierChapitre 67 sur 106 · LN SOIR DE FÊTE · texte numérisé non relu

LN SOIR DE FÊTE

L'ennui toujours arrive après la fête folle.

L'ange qui te guide et te suit .

A la porte des bals te quitte et se désole , Et de ton blanc chevet tristement il s'envole .

S'il ne t'y trouve pas la nuit.

Ne va plus au théâtre, où plus d'un vice impie , Pour t'attirer à lui, te convoite et t'épie ; Où le riche insolent, bouffi d'or et d'orgueil, Salit ton chaste front de lubriques coups d'oeil ; Où le drame adultère ensanglante la scène . Où danse et rit tout nu le vaudeville obscène ; Où, pareils à des bruits échappés de l'enfer. De cris luxurieux l'entr'acte infecte l'air , Et d'où plus d'une femme, à ce contact tuée . Vierge en entrant, le soir sortit prostituée.

Ne t'éloigne donc plus de nous .

Reste, les soirs d'hiver, dans ton humble famille,

Où je viens t'aimer à genoux :

Et quand le frais printemps épaissit la charmille . Viens sourire au ciel bleu qui d'astres d'or fourmille

A nos mer^ . aux zéphyrs si doux !

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