‹ Le chaos et l'harmonie universelleChapitre 36 sur 41 · I. L'Unité de la matière, ai janvier · texte numérisé non relu

I. L'Unité de la matière, ai janvier

n'est pas l'homogénéité, c'est le chaos sans lois. A cette époque, la narration historique est extraorclinairement compliquée, chaque corpuscule décrivant un trajet indépenclanl de celui de toutes les autres •, comme dans les gaz parfaits ; mais il y a néanmoins une histoire, si compliquée qu'elle soit, l'histoire individuelle de tous les corpuscules matériels et de tous leurs chocs.

A mesure que les vitesses diminuent (pourquoi diminuent-elles ?) le chaos devient moins parfait ; des liaisons se produisent entre certains groupes de corpuscules rapprochés par des hasards historiques, et il se constitue, par suite, des associations durables issues du chaos primitif. Dans l'hypothèse de Prout, ces premières associations durables sont les corps simples, ou au moins les éléments qui ensuite, par des phénomènes nouveaux de coalescence, sont devenus les corps simples connus aujourd'hui.

Dès maintenant, je fais deux remarques : D'abord, le nombre des corps simples étant limité (il y en a moins de loo), on ne peut pas attribuer leur formation au hasard seul ; une éducation quelconque, relative à des corpuscules quelconques, aurait conduit à des associations quelconques en nombre infini. La matière initiale de Prout n'était donc

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